Accueil arrow Actualités/Films arrow Bilan de 30 ans de règne des mollahs
Bilan de 30 ans de règne des mollahs

28.05.08, au Parlement européen, intervention de Struan Stevenson ; Parlementaire euorpéen, Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens :

"Nous avons affaire au pire régime au monde, celui de l’Iran. Nous traitons avec un régime dont les empreintes digitales sont sur chaque acte de terrorisme que le monde a connu ces vingt dernières années. Pour chaque acte majeur de terrorisme, vous trouverez l’influence des mollahs quelque part derrière. Et maintenant le régime est derrière le Hamas et la division de la Palestine, derrière le Hezbollah et la guerre contre Israël, derrière la guerre civile qu’il essaie de fomenter au Liban, derrière l’insurrection en Irak et le meurtre des troupes alliées et de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants innocents dans ce pays assiégé. C’est ce régime funeste qui terrorise, pend et torture son propre peuple, des femmes, des enfants, des femmes enceintes."

 

Malheureusement l’Iran d’aujourd’hui est aux antipodes du véritable Iran. En effet, depuis près de 30 ans, la République Islamique d’Iran est aujourd’hui plus connue pour ses attaques terroristes (plus de 450 attentats terroristes à l’étranger) que pour sa grande civilisation et sa richesse culturelle.

 

Comme souvent dans ce genre de régime, la population n’est pas la seule à payer le prix de ce régime dictatorial, ainsi l’art et la culture sont également condamnés. Le bilan de la République Islamique est catastrophique, 120 000 exécutions politiques, 500.000 prisonniers politiques, 30.000 prisonniers politiques massacrés en l’espace de quelques mois en 1988, 600 personnes dans les couloirs de la mort, 174 formes de tortures dans les prisons politiques, des milliers de pendaisons publiques, dont des mineurs au moment de l'infraction... L'Iran a aussi le plus grand nombre de prisonniers politiques au monde.

 

 

 

Par ailleurs, le régime iranien met en pratique des châtiments cruels et inhumains en public comme la lapidation, les amputations, arracher les yeux, la décapitation, le fouet, etc. Ces dernières années, plus de 800.000 personnes par an ont été arrêtés. Ainsi, depuis qu'ils sont au pouvoir, les mollahs ont arrêté et emprisonné plus de 7 millions de personnes, dont beaucoup d’artistes et de journalistes, parmi les millions d’autres anonymes... En fait, la moyenne des opérations de police par an s’élève à 2,5 millions. Il faut savoir qu’aujourd’hui, en Iran, il existe plus de vingt organes de répression. La discrimination sexuelle contre les femmes et les pratiques misogynes sont également légalisées et institutionnalisées. En outre, la répression des minorités religieuses est toujours d’actualité.

 

 

Les objectifs géopolitiques de Khomeiny de promouvoir le mouvement islamique à travers tout le Proche-Orient, amèna Saddam à attaquer le pays, bilan : Deux millions de morts et de blessés durant la guerre avec l’Irak, sans compter le carnage du régime iranien, qui alimente aujourd'hui et plus que jamais, le terrorisme en Irak, en Palestine et au Liban.

  

Par ailleurs, l’Iran est sur le devant de la scène internationale pour le développement d’un programme d'armes de destruction massive nucléaires, biologiques et chimiques qui a engouffré des dizaines de milliards de dollars.

 

 

 

Hélas, la société iranienne ne se porte pas mieux, avec 7 millions de drogués et 80% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté, on se demande ce qu’il en est de la répartition des richesses, promise lors de la révolution.

 

  

Plus de 30 % de la population active est officiellement au chômage, et 30% dans un chômage non déclaré, les Iraniens cumulent souvent plusieurs emplois pour subvenir à leurs besoins. Les premières victimes sont les femmes, en effet, l'Iran est devenu la plaque tournante de la prostitution au Moyen-Orient. Chaque année, 100.000 diplômés universitaires se retrouvent au chômage, encore une fois, l’Iran détient le taux le plus élevé de fuite des cerveaux. 

 

L’Iran détient aussi le triste record mondial en matière de suicide, surtout au sein de  la population féminine du fait du désespoir qu’entraînent la répression et des conditions économiques et sociales catastrophiques. On compte 20.000 suicides par an. L’Iran détient aussi le record mondial de tués dans les accidents de la route, du fait des mauvaises infrastrusctures routières, délaissées depuis près de 30 ans. Quant à l’éducation, 1,3 million d’élèves abandonnent leur scolarité par an. L’agence de presse officielle du régime a annoncé que l’Iran détenait le taux le plus haut de mortalité dans le monde. Il y a aussi le retour de maladies qui avaient disparu depuis des années, comme la malaria ou le choléra. On compte aussi 10 millions de personnes atteintes de maladies psychiatriques.

 

_______________________

Iran : Interdiction d’enseigner de la musique à l’école

 

Juin 2010, BBC persan – Ali Bagherzadeh, directeur de l’organisation non-gouvernementale en charge des établissements scolaires a annoncé que « l’apprentissage de la musique au sein des établissements scolaires est interdit » (…).

 

Lors d’un entretien avec un journaliste de l'IRNA, Ali Bagherzadeh a indiqué que « si nous constatons qu’une école a mis en place un cours de musique, nous aborderons le problème de manière sérieuse jusqu’à dissoudre l’école en question ». En outre, il a ajouté que cette interdiction s'applique quelque soit le niveau de la scolarité.

 

Selon les propos de ce dernier, aucun des comités de surveillance de l’éducation, n’a le droit d’autoriser des cours de musique au sein des établissements scolaires.

 

Il a précisé que « ce que l’on entend par l’apprentissage de la musique c’est l’utilisation d’un instrument de musique comme le piano et la guitare » (…).

 

Ali Khamenei, le Guide Suprême iranien a spécifié que la création, l’achat, la vente, l’apprentissage d'instrument de musique ou le fait même de donner des cours de musique sont tolérés, à condition que cela rentre dans le cadre des hymnes nationaux et révolutionnaires ou autres domaines permis par la loi religieuse en vigueur » (…).

 

Enfin, Ali Khameinei a expliqué que l’apprentissage et la diffusion de la musique par les jeunes, n’est pas compatible avec les objectifs de la République Islamique d’Iran ».

 

 

 

Libération de Jafar Panahi après 88 jours de détention

 

Jafar Panahi a été libéré après avoir payé une forte caution, le mardi 25 mai 2010 au matin. En effet, la libération de ce célèbre réalisateur iranien, mondialement reconnu, a finalement eu lieu après le paiement d’une caution de 200 millions de tomans (soit près de 200 000 euros). Suite à son arrestation, la nouvelle de sa situation fut mise en lumière lors du Festival de Cannes ainsi que lors du Festival de Berlin, il obtint ainsi le soutien d’un grand nombre de personnalités du cinéma international, ainsi que des figures du monde politique et culturel qui ont fortement réagi en dénonçant son incarcération.

 

De plus, au début du mois de mai 2010, certains réalisateurs et acteurs du monde entier, à l’instar de Steven Spielberg, Robert Redford, Martin Scorsèse, Francis Ford Coppola, Robert De Niro, se sont ralliés à sa cause et ont été signataires d’une lettre demandant la libération immédiate du réalisateur iranien. Les résonnances médiatiques de l’arrestation de Jafar Panahi ont provoqué de fortes réactions de la part de la République Islamique d’Iran, qui chargea 8 agents de la sécurité intérieure de s’introduire au domicile de la famille de Jafar Panahi, afin de menacer ces derniers d’arrestation, s’ils communiquent de nouveau avec la presse, sur la situation de Jafar Panahi.

 

Malgré cela, deux jours plus tard, l’épouse de Jafar Panahi, Tahere Saidi a lu une lettre qu’il a écrit pour annoncer le début de sa grève de la faim (sec, sans liquide), spécifiant qu’il la continuerait jusqu’à que ses voeux soient exaucées. Finalement, après 88 jours de détention et 10 jours de grève de la faim, et grâce aux réactions internationales s’opposants à son emprisonnement, Jafar Panahi a été libéré de manière ponctuelle dans un état de santé grave, puis a été transporté directement de la prison d’Evin à l’hôpital, par l’intermédiaire de sa famille. Il attend désormais son jugement, par le tribunal des mollahs.

 

Le régime iranien condamné pour le traitement inhumain infligé au réalisateur iranien et appel à sa libération

 

 

Nous condamnons l’arrestation et les traitements barbares contre le réalisateur iranien, Monsieur Jafar Panahi, et demandons sa remise en liberté. Jafar Panahi a été arrêté au mois de février 2010, de même que son épouse ainsi que ses amis, présents sur les lieux de l’arrestation, à son domicile. Il a été accusé de vouloir réaliser un film "contre le régime des mollahs".

 

Durant l’été 2009, Jafar Panahi avait dans un premier temps été arrêté au Cimétière Beheste-Zahra, pour avoir participé à la commémoration des martyrs des soulèvements populaires en Iran. Durant cette deuxième détention, ces trois derniers mois, il a été privé de toute visite familiale, ainsi que du soutien d’un avocat. De plus, il a également dû faire face aux coups, torture et mauvais traitements répétitifs. Il y a quelques jours, ce dernier a entamé une grève de la faim pour se faire entendre.

 

 

Ainsi, Jafar Panahi s’est exprimé par courrier, insistant sur le fait que sa grève de la faim continuerait jusqu’à ce que ses souhaits soient réalisés. Jafar Panahi début sa lettre, par le récit de l’attaque qu’il a subit, lui et ses co-détenus, par les gardiens, dans la cellule 56 de la prison d’Evine, le samedi 15 mai 2010, au matin. Il y décrit sa mise à nu, «  sans vêtements », à l’extérieur dans le froid. Puis il raconte dans quelles conditions il a été interrogé et ainsi inculpé à tort d’avoir filmé des images depuis l’intérieur de sa cellule.

 

Dans sa lettre, il relate combien cette histoire est « mensongère », tout en faisant part des menaces exercées sur lui et sur sa famille, inquiétée elle aussi d’être bientôt arrêtée. Le régime iranien a exercé beaucoup de pressions sur Jafar Panahi et menacé plus particulièrement sa fille, lui disant qu’elle serait arrêtée et déportée dans un lieu « non-sécurisée » à Téhéran.

 

 

Le réalisateur iranien a précisé dans sa lettre que : « Depuis dimanche matin (16/05/10), jusqu’à aujourd’hui je n’ai rien mangé et rien bu, je déclare maintenant que si les conditions ci-dessous ne sont pas respectées, je continuerai à ne rien manger et boire, car je refuse de devenir un rat de laboratoire, par ailleurs, je subis à chaque instant de fausses accusations, dans un climat de torture psychologique continuelle. »

 

Les conditions sont :

1- Contacter et voir ma famille, avec l’assurance totale concernant leurs états de santé.

2- Avoir le droit d’avoir un avocat, après 77 jours de détention.

3- Libération sans conditions tant qu’aucune condamnation finale n’a été rendu par un tribunal compétent.

 

Nous demandons aux défenseurs des droits de l’Homme internationaux, ainsi qu’aux syndicats, aux associations d’artistes, d’écrivains et de réalisateurs, de condamner l’arrestation de Jafar Panahi ainsi que les traitements cruels que lui fait endurer le régime des mollahs, en demandant au plus vite sa libération ainsi que celle des prisonniers politiques en Iran.

 

Nous rappelons que Jafar Panahi avait été choisi en tant que membre du jury du Festival de Cannes, et sa chaise restée vide a bien souligné son absence, aux côtés des autres membres du jury.

 

 

Compteur




© 2010