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L'art souillé par l'influence des dictatures de Samar Azad |
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« Dans un monde où dominent la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l'ignorance »
14.08.2010 - Les différentes périodes de l’histoire, ont montré comment les régimes dictatoriaux ont violé les domaines de la culture et de l’art afin de les exploiter et rester au pouvoir. Ces domaines qui reposent sur des principes à l’opposé de la violence et de l’oppression, leur ont été nécessaires pour perdurer et ainsi faire gagner du temps, bien que jamais très long, à leurs régimes. Il est vrai que ces artistes qui se sont « vendus » aux prix fort, ont participé à leur manière à la machine dictatoriale.
Au 20ème siècle, le symbole le plus représentatif d’un régime autoritaire asservissant le domaine de la culture, est caractérisé par le ministre de la propagande d’Hitler, le célèbre Goebbels.
En effet, le plus grand dictateur du siècle, avant l’arrivée de Khomeiny était Hitler. Du fait de leur collaboration avec ce dernier, les plus grands artistes allemands ont souillé leurs images, de sorte qu’aucun des artistes ayant collaboré avec lui, n’a pu obtenir le pardon du peuple allemand suite à la chute de son régime.
Il est claire qu’avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler et de son parti, tous les artistes ainsi que les intellectuels allemands de l’époque, ont été confrontés à un choix, servir la dictature, c’est-à-dire l’art et la culture en tant qu’outil de propagande à part entière, ou bien mettre leur art à contribution de la liberté de la patrie, contre toutes sortes de despotisme, d’oppression et de dictature. Il faut avouer que ce choix n’était pas évident du tout à faire.
En réalité, nous pouvons tirer des leçons, du destin des artistes et des intellectuels durant la période noire du fascisme d’Hitler en Allemagne. Aussi, pour le présent et l’histoire en générale, je pense que nous pouvons, assimiler beaucoup de choses, car comme disait Hakim Abolghassem Ferdowsi « Dans un monde où dominent la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l'ignorance ».
En fait, ce n’est pas un hasard si les illustres poètes et écrivains, Bertold Brecht, ou encore Thomas Mann, un des plus grands écrivains du 20ème siècle, gagnant du prix Nobel de la Littérature en 1929, ainsi que l’actrice allemande, Marlène Dietrich, et beaucoup d’autres artistes allemands, nationalistes et fervents défenseurs des droits de l’Homme, ont résisté et se sont battus sur le front de l’antifascisme. En outre, il faut ajouter que certains ont sacrifié leurs vies alors que d’autres artistes connus, se sont mis à la disposition de la dictature. Je dois dire que ceux-là incarnent des tâches honteuses dans l’histoire de la culture et de l’art, du fait justement de leur collaboration avec les nazis.
Nous pouvons nous souvenir et tirer des leçons de l’histoire, à l'image du destin de Leni Refenshtal, qui s'est « vendue » au plus offrant à savoir le pouvoir en place, une grande Etoile qui a ensuite disparu de la scène artistique, de part sa collaboration avec Hitler. Jusqu’en 1932, c’est-à-dire un an avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, celle-ci était une célèbre actrice, réalisatrice et metteur en scène, reconnue et appréciée du peuple allemand. Suite à la chute du régime nazi, elle s’intéressa également à la photographie. En 1932, son film « la lumière bleue » remporta un grand prix de cinéma, ce fut pour elle la consécration et la gloire.

Hitler la remarqua et lui confia la réalisation du film « le triomphe de la volonté », où elle mit en avant le Parti national-socialiste des travailleurs allemands d’Hitler, en échange de quoi, il lui versa de grosses sommes d’argent. Celle-ci mit tout son talent à contribution afin de renforcer la propagande d’Hitler. Dans ce film, c’est à merveille qu’elle mit en valeur les actions des nazis, allant même jusqu’à utiliser des images des condamnés à mort.
Après la chute du régime nazi, Leni Refenshtal fut jugée à deux reprises en 1947 et 1948 justement pour avoir réaliser ce film et d’autres films de propagande pour le compte des nazis.
Lors de l’un de ses procès, elle déclara honteusement avoir filmé tout ce qu’elle avait vu, ensuite quand le juge lui demanda pourquoi elle était restée silencieuse face aux crimes dont elle avait été témoin, elle resta silencieuse. Suite à cela, malgré tout son talent, elle fut littéralement repoussée par le peuple allemand, au point que lorsqu’elle décéda en 2003, à l’âge de 103 ans, personne n’alla à son enterrement, en dehors de quelques membres de sa famille.
Il est possible que vous vous demandiez pourquoi j’aborde spécifiquement la relation entre Hitler et les artistes de son époque qui l’entouraient. Dès lors assurément, ces photos écœurantes répondront à cette question.


Cet individu qui prend chaleureusement Ahmadinejad dans ses bras, n’est autre qu’Ali-Reza Eftekahri, célèbre chanteur de musique traditionnelle iranienne.
En outre, il semble que ces derniers temps, des artistes iraniens se sont pris d’amitié avec le régime des mollahs. Comme l’a prouvé, Eftekhari et sa rencontre honteuse avec Ahmadinejad, cela nous présente un nouvel exemple d’artiste hitlérien actuel. Faut-il préciser que ce régime s’affaiblit, ne cesse de plus en plus de se diviser en clans opposés essentiellement de par les actions des Iraniens issus de la diaspora. La semaine dernière, l’ensemble de la presse de la République Islamique d’Iran a présenté l’actrice Hedieh Tehrani comme l’actrice la plus populaire du pays, bien différente de toutes les autres actrices iraniennes...

A ce sujet, il y a quelques mois, le directeur de cabinet d’Ahmadinejad, Mashaï a offert une très forte somme d’argent à cette dernière et a inauguré son exposition photo.


D’ailleurs, il y a quelques années elle s’était affichée aux côtés de Khatami le fourbe.

Si un jour on demande à ces soi-disant artistes, pourquoi ils ont voué un amour si sincère et dévoué, à Ahmdinejad et autres mollahs cruels, symboles du crime et de la sottise, ignorant sciemment le peuple iranien et même le monde.
Auront-ils une réponse différente de celle de Leni Refenshtal.
La réponse se trouve dans le vers d’un maître de la Littérature iranienne, Ferdowsi : « Dans un monde ou domine la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l'ignorance».
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| Ahmad Chamlou fait trembler les mollahs 10 ans après sa mort |
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La veuve et les amis du célèbre poète iranien, Ahmad Chamlou, se sont retrouvés autour de sa tombe, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort. Comme les années précédentes, la police avait quadrillé le cimetière.
En effet, Aïda Chamlou s’est réunie avec un certain nombre de ses amis, et des personnalités du monde littéraire et artistique, lors de la cérémonie de commémoration d’Ahmad Chamlou, dix ans après sa mort. C’est en son souvenir, qu’ils se sont retrouvés autour de sa sépulture, le samedi 24 juillet 2010. Cette cérémonie a eu lieu dans des conditions difficiles, car dès le début, les forces répressives étaient présentes afin de contrôler la foule, en empêchant tout ceux qui admiraient ce grand poète, tant aimé des Iraniens, de se réunir, ainsi ils les ont prié de quitter les lieux.

Aïda Chamlou, a déclaré durant sa courte interview avec le journaliste de l’IRNA : « Moi ainsi qu’un certain nombre de nos amis, comme les années précédentes, sommes réunis autour de la sépulture de Chamlou mais on nous a demandé de quitter les lieux. Nous avions l’intention de lire des prières puis réciter ses poèmes, en son souvenir pour la paix de son âme mais toutes nos tentatives ont été vaines. C’est pour cette raison que j’ai immédiatement quitté le cimetière ».

Ahmad chamlou est né le 12 décembre 1925 à Téhéran, et décédé le 24 juillet 2000, à l’âge de 75 ans, suite à une longue maladie.

Aïda Chamlou a déclaré à propos de l’interdiction de la police de se réunir pour la cérémonie des 10 ans de la mort de son mari :
« Depuis sa mort en 2000, les commémorations ont toujours été perturbées par le climat de répression. Il y a quelques années, les forces répressives nous ont demandé de partir après avoir lu le fate-e (prière musulmane, récitée également en souvenir des morts). Qu’est-ce-qu'ils pensaient que nous allions faire, à part déposer quelques fleurs sur sa pierre tombale, allumer une bougie ou lire un poème. Je leur ai dis, si vous voulez vous n’avez qu’à nous pendre ou nous exécuter à la mitraillette. Je ne dois même pas venir me recueillir sur la tombe de mon mari ? En 2008, il était tard, nous marchions vers le cimetière, et la foule était une fois de plus mêlée à la police. Je me suis dis à moi-même, heureusement que tes yeux sont fermés, je ne voulais pas que Chamlou soit témoin de tout cela… ».

Les photos prises lors de l’anniversaire de la mort de Chamlou montrent la présence des forces répressives, dans le cimetière, qui entourent la tombe de Chamlou. Par ailleurs, il était également interdit de prendre des photos, ainsi le photographe qui a prit cette photo, a demandé à l’employé du cimetière de poser, afin de pouvoir prendre des photos de loin, de la sépulture de Chamlou entourée par les forces de police.

L’Horizon clair, Ahmad Chamlou
Un jour nous retrouverons nos pigeons
Et gentiment nous prendrons une jolie main.
Un jour où un hymne
Se réduira à un baiser
Et chacun verra
En autrui
Un frère.
Un jour où ils ne fermeront plus les portes de chez eux
À clef
C’est une légende
C’est un cœur
Pour la vie, cela suffit.
Le jour où chaque discours signifiera aimer
Et que tu ne feras pas de discours, pour avoir le dernier mot
Le jour où les notes de chaque parole, sonneront l’hymne de la vie
Que je ne m’essouffle pas à chercher la rime du dernier poème.
Le jour où de chaque lèvre, on entendra une chanson
Où un hymne se réduira à un baiser.
Le jour où tu viendras, pour toujours tu viendras
Ainsi la gentillesse et la beauté ne feront plus qu’un.
Le jour où nous donnerons encore des grains à nos pigeons…
J’attends ce jour
Même si ce jour
Je ne serais plus là.
En souvenir d’Ahmad Chamlou, poète de la Liberté.
Traduction Persan-français ADCALI

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| Prison et fouet pour avoir récité deux vers du poète Hakim Abolghassem Ferdowsi |
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« J’ai souffert 30 ans pour composer cet œuvre (Shahnameh),
juste pour faire renaître l’Iran à travers sa Culture et sa Littérature ».
Ferdowsi
Un bref regard sur la situation culturelle et linguistique de l’Iran, sous le règne des mollahs depuis près de 32 ans permet de constater que notre langue est en danger et en proie à une menace perpétuelle. Une menace méritant d’être prise en compte, en particulier par les personnes appréciant la culture iranienne la plus ancienne. En outre, de ce fait, par la suite, cette menace peut s’élargir de part et d’autre dans différents domaines.
D’une part, depuis le temps où Khomeiny est arrivé au pouvoir, des spécificités ridicules, pleines de mauvaises intentions et détestables, basées sur les nombreux prêches des mollahs ont pris le dessus sur la langue persane, et ont considérablement modifié celle-ci.
D’autre part, cette gouvernance repose sur le concept du Velayat-e faghih (« Gouvernement du docte »), ainsi l’opinion religieuse imposée, fut insérée dans les livres, en tant que leçon ou même de manière sournoise et indirecte. La culture des mollahs a ainsi ternit les livres scolaires, éloignant le peuple iranien de la littérature, de la culture et de l’histoire véritable de l’Iran.
Il faut aussi dire que les difficultés de la vie des Iraniens comme la pauvreté, la répression ou encore les problèmes sociaux et/ou politiques ne laissent pas vraiment de place à des considérations linguistiques, comme la menace sous laquelle évolue la langue persane aujourd’hui.
Plus de cinq millions d’Iraniens ont été contraints de quitter l’Iran et compose donc la diaspora iranienne à travers le monde, peu à peu ils oublient la langue persane et apprennent la langue du pays d’adoption, de même que les plus grands, qui également se détachent de leurs langues maternelles.
Initialement, je pensais qu’avec toutes ces remises en questions et la vitesse avec laquelle le programme de destruction de la langue persane prend forme, sous les commandes du régime des mollahs, d’ici quelques années, cette langue n’existerait déjà plus sous sa forme initiale.
Puis je me suis souvenue du rôle des poètes et écrivains iraniens, comme Ferdowsi, Saadi, Hafez et Molana ainsi que d’autres célèbres poètes de la littérature iranienne, j’ai ainsi pris conscience que ces grandes figures de la langue persane ont permis de sauvegarder cette dernière, pendant des siècles, au-delà des agressions ou autres dénigrements, à l’instar des mollahs aux pouvoirs en Iran.
Assurément, de par le passé, les attaques sauvages contre la culture et la civilisation iranienne étaient nombreuses. Toutefois, notre langue existe toujours. Aujourd’hui encore, après des siècles, Hakim Abolghassem Ferdowsi a su préserver l’honneur des Iraniens à travers l'outil linguistique, face aux attaques sauvages des mollahs, dans toutes les formes de la vie, personnelle, sociale, politique.

L’épouse de Bahman Ahmadi, Jila Bani-Yaghoub, a écrit sur son blog, concernant le délit et la sentence de son mari :
« Croyez-moi je pouvais tout imaginer, hormis le fait que l’une des accusations de Bahman serait, la propagation d’un poème issu de la Mythologie de Hakim Abolghassem Ferdowsi, le 12 juin 2009 (22 khordad 1388), verdict donné par le juge de la 26ème Chambre Révolutionnaire. Vous ne me croyez pas? Non? Mais le verdict du juge de la 26ème Chambre Révolutionnaire mentionne que l’une des accusations de Bahman est :
« Propagation et diffusion d’un poème issu de la Mythologie de Ferdowsi, le 22/03/88 (12/06/09 de notre ère), avec incitation au désordre, face à notre situation (politique) actuelle, avec les paroles de Hakim Abolghassem Ferdowsi » :
« Versez le sang pour atteindre vos souhaits, l’avenir des dirigeants en sera compromis,
Alors nous viendra une nouvelle, tout ce qui nous parviendra à travers ces étoiles »...
Sache que : « En tant que journaliste, tu es condamné à 7 ans et 4 mois de prison ferme, et 34 coups de fouets. Il n’est pas nécessaire de te répéter que l’une des raisons de ta condamnation, est la diffusion et la propagation des vers de Hakim Abolghassem Ferdowsi ».
En lisant cette sentence ridicule... Je suis arrivée à la conclusion qu’aujourd’hui plus que jamais, l’histoire, la langue et la culture de l’Iran, sont en proie au danger et à la menace. Une menace digne d’intérêt en particulier pour les Iraniens, qui sont responsables, que ce soit en Iran même ou à l’étranger de préserver cette langue, en la développant, notamment dans le cercle familiale.
Bien qu’un regard plus générale sur la situation actuelle de l’Iran, permet de comprendre que ce régime préhistorique n’est pas seulement une menace destructrice pour la culture et la civilisation millénaire iranienne et pour nous les Iraniens. Comme ceux pris en otages, en ce moment même, en prison, sous les pires tortures qui existent. En effet, c'est le monde que ce régime veut prendre en otage, en élaborant le nucléaire iranien à des fins militaires.
Il est affligeant de voir comment dans l’histoire des peuples, le plus souvent, les mêmes procédés se répètent.
Le Figaro relatait dans un article datant du 16 février 2010 la future collaboration de la France avec le régime iranien, pour la construction d’un Opéra à Téhéran. Il ne fait pas de doute que les Iraniens ont besoin aujourd’hui et plus que jamais, d’un Opéra…
Le Maire de Téhéran, Mohammad Ghalibaf, un ancien Gardien de la révolution y est alors présenté comme un soi-disant opposant à Ahmadinejad, pour justifier une telle collaboration honteuse, de la part du pays des Droits de l’homme.

Ahmadinejad et Ghalibaf
Il faut tout de même reconnaître que les lobbys français, ont bien travaillé pour les intérêts de la dictature iranienne, qui fait son possible pour présenter une autre image de l’Iran, et détourner l’attention du monde de la réalité de ce régime. A défaut de la Démocratie, les Iraniens ont gagné un Opéra… Il est tout à leur honneur de monter un tel projet maintenant à l’heure, où les Iraniens manifestent pour leurs droits et passer outre la barbarie des dirigeants iraniens, qui en guise de réponse aux soulèvements populaires, utilisent des véhicules de police pour renverser et écraser des manifestants (3 morts, le jour de l’Ashoura, le 27 décembre 2009). Il faut néanmoins dire que de tout temps, la culture a été un instrument de propagande pour les régimes totalitaires.
Parfois au contraire l’art et la culture peuvent également être mis à contribution pour combattre la dictature et dénoncer les crimes commis. C’est ce qu’à fait Bertold Brecht, poète et écrivain, à l’époque d’Hitler, sous l’Allemagne nazi.
Poème de Bertold Brecht (traduction persan-français)
Je veux aller avec une personne que j’aime
Je ne veux pas savoir ce que cela me coûtera
Je ne veux pas penser que
Cela est bien ou pas
Je ne veux pas savoir
S'il m’aime aussi ou pas
Je veux aller avec lui
Quelqu’un que j’aime
De même que Marlène Dietrich, qui a contribué à la lutte contre le nazisme. Lorsqu’on lui a demandé la raison pour laquelle elle a choisie de lutter contre Hitler, elle a répondu très simplement : « c’est une question d’humanité ».
Avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler, très vite les artistes allemands ont été sollicités pour être au service du nazisme. Contrairement à d’autres, Marlène Dietrich a refusé ce système et s’est exilée aux Etats-Unis. Goebbels (Ministre de la Propagande du Régime Nazi), sous l’ordre d’Hitler, lui envoya alors un message afin de lui proposer de jouer dans un film, pour la somme de 200 000 marks, ce qui à l’époque constituait une petite fortune. Marlène Dietrich refusa cette offre et plusieurs autres par la suite. Elle déclarait à ce propos : « Je n’étais pas une personne politisée au vrai sens du terme, mais je ne pouvais pas supporter la cruauté des nazis et fermer les yeux ». Le dilemme se fait alors entre l’humanité et la gloire associé à l’argent, proposée par le pouvoir en place. Leur résistance est donc mise à l’épreuve.
Il est impensable de concevoir qu’un artiste puisse dans le même temps participer et collaborer à des représentations artistiques organisées par une dictature, et se dire dépolitisée. Cela va de soi.
Les artistes ont toujours eu à choisir entre la liberté de la nation et l’oppression de la dictature, il est certain qu’ils ne peuvent pas être neutres car à un moment ou à un autre, les dictatures en question viendront les chercher pour servir leurs intérêts.
Dieudonné a été reçu le 21 novembre 2009 à Téhéran, par Ahmadinejad, selon le site iranien « Ayandeh », suite à cet entretien, lors de la conférence de presse, Dieudonné a déclaré avoir reçu une aide financière de l’Iran équivalente aux budgets de deux films « hollywoodiens ». Concernant le thème des films abordés, Dieudonné a déclaré que l’un deux serait sur la traite des esclaves noirs, et le deuxième sur la guerre d’Algérie (site iranien Ayandeh).

Ahmadinejad et Dieudonné
Dieudonné a déclaré à propos d’Ahmadinejad et les événements suite aux élections : « Ahmadinejad est un grand homme simple et résistant ». Selon lui, Ahmadinejad est plus apprécié des Iraniens que Nicolas Sarkozy des Français. De plus, toujours d’après lui, les manifestations populaires suite aux élections iraniennes étaient de la propagande sioniste (site Ayandeh). Ainsi, le comique Dieudonné ne sait-il vraiment pas qui est Ahmadinejad ? Dieudonné ne sait-il pas qu’en Iran, aucun des principes de bases de la démocratie n’est respectée, comme les libertés fondamentales (liberté de presse, liberté de culte), de même que les libertés individuelles (liberté d’expression) ? Dieudonné ne sait-il pas qu’en Iran prédomine l’incitation à la délation comme dans tous les régimes totalitaires ?
De plus, en Iran, les partis politiques qui ne rentrent pas dans le cadre de la République islamique ne sont pas accepté. Car les partis politiques sont une expression du peuple par conséquent dangereux pour la survie du régime iranien. Par ailleurs, en Iran, les artistes iraniens sont soit exécutés, soit emprisonnés et torturés, soit, au mieux, contraints à l’exil.
Faut-il rappeler que la religion est instrumentalisée pour légitimer la répression et que quiconque porte atteinte à la sécurité de l’Etat est jugé comme «ennemi de dieu » et condamné à mort. En effet, n’est-il pas au courant que la Justice iranienne est basée sur des soi-disant « fondements divins » ?
Ne sait-il pas que selon une Fatwa de Khomeiny, la République Islamique d’Iran pousse l’inhumanité jusqu’au bout, ainsi les jeunes filles vierges doivent d’abord être violées avant d’être exécutées ?
Est-il dans l’ignorance que le 15 février 2010 l’Iran a été soumis à l’examen du Conseil des droits de l’homme et que Téhéran s'est opposé à pratiquement toutes les demandes des pays occidentaux, en particulier à la visite du rapporteur spécial de l'ONU contre la torture et à son accès aux lieux de détention ?
Début Février 2010, à l’occasion de l’anniversaire de la chute du Shah, la République Islamique d’Iran organisa comme chaque année, un festival cinématographique où ont été conviés des étrangers, provenant du milieu artistique. Ce Festival est appelé par le régime iranien, « daheye fajr », (la dizaine de l’aube), mais appelé communément « daheye zajr » (la dizaine de la souffrance) par le peuple iranien.
Cette opération de séduction avait pour but de passer sous couvert le fait que la République Islamique d’Iran coupe des mains, des pieds, arrache des yeux, jette des falaises, lapide etc.. Sans oublier qu’il propage une image de destruction et de haine en Iran et dans le reste du monde. Cette année il n’y avait aucun artiste iranien (hormis un) lors de ce Festival. En effet, même Abbas Kiarostami (réalisateur iranien) était absent, ce dernier qui, les années précédentes y avait déjà participé.
Ainsi, quelques jours avant le début du Festival, les artistes Iraniens ont envoyé un message à l’attention des invités (producteurs et acteurs étrangers) du régime iranien. Un message qui demandait aux invités de s’abstenir de participer à ce festival organisé par la dictature iranienne. Ce message a été entendu, en effet, Peter Brook, célèbre réalisateur et scénariste britannique, a annoncé qu’il s'abstenait de participer à ce festival. Le régime iranien, qui n’avait aucun film digne d’intérêt à présenter, a été contraint de présenter un jury dont faisait parti, un seul Iranien, un Tunisien, un Belge, un Afghan et un Français ; Dieudonné.
Pour finir, chacun peut se poser une seule question, pourquoi Dieudonné a apporté son soutien au régime iranien en participant à ce Festival ? Question que lui seul peut répondre.
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| Le régime des mollahs, un "tsunami culturel" de Samar Azad |
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Il y a quelques semaines j’ai appris une nouvelle qui avec stupeur, m’amena à la conclusion que nous sommes encore dans une certaine ignorance dans le domaine de la compréhension et de la perception de ce régime, ainsi que de son essence inhumaine qui est à l’opposé de la culture iranienne. En effet, jamais dans l’histoire de l’Iran je n’avais lu ou entendu, un tel cynisme, une telle effronterie de la part des gouvernants. Permettez-moi de vous retranscrire cette nouvelle telle qu’elle a été relaté. Hojat-eleslam Mollah Hassani a été nommé en tant que fierté nationale. Le journaliste de Fars : Suite à la décision de l’Organisation de l’Héritage Culturelle, Hojat-eleslam Gholam Reza Hosseini, représentant du Guide Suprême et Imam du Vendredi de la ville d’Ouroumieh, a été présenté comme « Héritage vivant d’Azerbaijan », et inscrit en tant que célébrité et fierté nationale. L’administrateur du bureau générale des héritages culturelles de la région d’Azerbaijan de l’Ouest, a précisé que « les spécificités personnelles et le passé révolutionnaire et résistant de cette personnalité reconnue d’Azerbaijan, a mit celui-ci aux côtés des plus Grands, en tant que haute personnalité et Fierté d’Azerbaijan. De plus, toujours selon lui, ce dernier est digne d’être inscrit au Musée des Fiertés et Célébrités du pays…

Mollah Hassani
Il est fort probable que vous comme moi, soyons surpris et trouvions cela incroyable, en effet cela ressemble à une blague de mauvais goût ou encore à une réalité amère. Une réalité dont nous sommes témoins depuis 30 ans, témoins de toutes les facettes de ce régime, ainsi cette réalité s’inscrit dans la vie quotidienne des Iraniens notamment en imposant l’opposé de la culture iranienne au peuple iranien. La génération de la révolution de 1357 (1979), se souvient très bien, que depuis son instauration cette république s’est traduite en une sorte de « tsunami culturel » dans la vie du peuple iranien, notamment en le réduisant à l’ignorance.Un « tsunami culturel » qui a débuté avec le référendum « oui » ou « non » à la république islamique et qui a continué avec la lutte contre la révolution culturelle au sein des universités. Peu à peu il a trouvé son chemin dans la manière de vivre du peuple iranien, au cœur même de leurs cultures. Un criminel sot et destructeur, comme Mollah Hassani qui a personnellement fait tuer ses enfants et ceux du peuple iranien oppressé, coude à coude avec ce régime, est aujourd’hui présenté victorieux d’un certain statut et imposé aux générations futurs comme fierté et célébrité nationale. Assadollah Alizadeh, Directeur Générale de l’Organisation des Héritages Culturelles d’Azerbaijan de l’Ouest a déclaré, concernant ce choix : « Cette personne est respectable de part sa figure religieuse et révolutionnaire, disposant ainsi de valeurs précieuses mais le facteur le plus déterminant pour son inscription dans la liste des monuments spirituelles du pays, est qu’il a été le premier religieux a débuté la lutte armée contre le régime diabolique ».
Mais ne vous méprenez pas, ce dernier ne parle pas de la lutte armée contre le Shah en effet lorsqu’il parle de lutte armée, il fait référence aux tueries sanglantes du Kurdistan et d’Azerbaïdjan où ce criminel a toujours occupé de hautes fonctions dans la région ouest du pays. Bien au contraire jusqu’à la victoire de la révolution selon les propres dires de Mollah Hassani, ce dernier était un simple paysan, analphabète, qui n’ai jamais allé à l’école, du matin au soir il cultivait la terre, et ne s’occupait guère des questions relatives à la révolution, à la liberté ou des propos de ce genre. Il faisait simplement les prêches du vendredi soir dans une maison en pleine campagne, et avec la collecte des paysans il faisait vivre ses deux femmes et ses enfants.
Avec le début de la révolution de 1979 comme tous les mollahs, soutenu par Khomeiny, il s’est vu offrir des possibilités et a changé son niveau de vie. Ainsi il a prit les armes puis avec un certain nombre d’autres voyous de l’ancien régime a mis en place des « conseils ». Deux mois plus tard sous l’ordre de Khomeiny il est devenu son représentant ainsi que l’imam du vendredi de la ville d’Ouroumieh, pour perdurer et devenir aujourd’hui la fierté nationale et culturelle des mollahs. Concernant cette fierté culturelle des mollahs, Alizadeh déclarait : « Il est un élément clef dans l’épuration des étrangers dans la région de Naghadeh, et lors de cet événement il a fait preuve de beaucoup d’habilité ». Il faut dire que dans ses mémoires, il revendique fièrement avoir tué 200 Kurdes dans la région du Kurdistan ainsi que sa participation dans 164 guerres contre le peuple et qu’avec ses propres mains il a percé des dizaines de poitrines de contre-révolutionnaires. On se doute bien que pour quelqu’un qui a fait exécuter ses propres enfants, le meurtres de 200 personnes de la nation oppressée d’Iran n’est pas une tâche difficile. Dans ses mémoires, ce bourreau a relaté des faits choquants concernant les conditions de la mort de son fils aîné, Rachid : Le journaliste de Fars : « Mon fils aîné Rachid a réellement lutté contre le régime du Shah. Durant l’oppression monarchique où il étudiait à l’Université de Téhéran, il a été arrêté et emprisonné une ou deux fois. Après la victoire de la révolution, il a soudainement rejoint le parti politique des « Fadayaneh Khalgh» où il s’est vu attribué des responsabilités. A ce moment là, j’ai sentis le danger et décidé de lui barrer la route. Au début, à plusieurs reprises je lui est conseillé puis l’ait menacé afin qu’il cesse ses activités politiques mais cela ne servait à rien. A cette époque j’étais parlementaire et me trouvait à Téhéran. Un jour Rachid s’est rendu à Téhéran, nous avons identifié le lieu où il se trouvait. J’ai contacté l’Ayatollah Mahdavikani du Comité Révolutionnaire et lui ait demandé d’envoyez plusieurs hommes armés. Je n’ai pas précisé qu’il s’agissait de mon fils. J’ai également envoyé un des mes gardes du corps, Monsieur Jalil Hassani. J’ai dis s’il résiste ou s’enfuit, tirer-lui dessus, ne le laisser pas s’enfuir, ainsi s’il se rend, que vous l’arrêtez et l’emmenez au Comité, s’il est jugé à 10 ans de prison, condamnez-le à perpétuité, et s’il est condamné à perpétuité, condamnez-le à la peine de mort. Rachid resta quelques jours à la prison du Comité. Ensuite pour son interrogatoire et son jugement, il a été transféré à Tabriz, là il a été condamné à mort, sa sentence a été exécuté immédiatement. Lorsque j’ai entendu la nouvelle de son exécution, je n’étais pas du tout triste car j’avais rempli mon devoir. Concernant la révolution, je ne plaisante pas, que ce soit mon propre fils ou non, je le dénoncerai. Je n’ai fais de pacte de fraternité avec personne. Même maintenant si un de mes enfants agit contre la révolution ou son commandement, je ferais la même chose que ce qui s’est passé avec Rachid ». On peut éventuellement penser que cette histoire date de 30 ans et que les gens changent. Pour dissoudre ce doute, concernant Mollah Hassani, il faut savoir que ces jours-ci des personnes « civilisées » en Iran et dans le reste du monde, réclament l’annulation de la peine de mort des manifestants, arrêtés lors des révoltes populaires. La semaine dernière, lors de la prière du vendredi, Mollah Hassani, a qualifié d’analphabètes les personnes réclamants l’annulation de la peine de mort des iraniens arrêtés en pleine rue, et d’après le journaliste de Fars : La condamnation des « ennemis de Dieu » est la peine de mort et ceux qui condamnent ce jugement manquent d’instruction. Il ajoute que : Les faiseurs de troubles n’ont pas d’autres voies que se repentir et doivent implorer le Pardon de Dieu sinon le Ministère de la Justice doit les condamner à la peine capitale. Pour en savoir plus sur cette Fierté Culturelle des mollahs, il serait bien de faire référence à Hamideh Hassani, la malheureuse fille du Mollah Hassani, qui à l’âge de 50 ans, à cause de son père, s’est immolée. Hamideh, était le troisième enfant de Mollah Hassani et la plus grande de ses filles. Elle n’a jamais été d’accord avec le comportement de son père, et cela depuis qu’elle est petite, elle s’appuyait donc sur ses deux frères, Rachid et Rahim, pour faire face à son père, en dépit de l’opposition de son père concernant les études, en effet, Mollah Hasssani n’a permit à aucune de ses filles d’aller au collège, mais grâce à ses frères, Hamideh, elle, put continuer ses études et approfondir ses connaissances. Néanmoins l’attitude sauvage de Mollah Hassani envers ses femmes et ses enfants n’a jamais cessé, ils les battaient régulièrement. Après l’exécution de son frère, Rachid, en 1982, elle comprit que son père était responsable de son arrestation et de son exécution, ainsi elle a réellement prit conscience de son être répugnant, et ne pouvait plus le supporter. En fait, quatre ans après la mort de Rachid, son frère Rahim qui était également opposé au régime de Khomeiny, et qui était en perpétuel conflit avec son père, est mort dans un « pseudo accident ». Après cela, les tensions entre Hamideh et son père atteignirent leurs apogées. Finalement il y a 6 ans, cette malheureuse Hamideh, s’est renversée de l’essence sur la tête puis s’est immolée dans la cour de leur maison, un après-midi d’automne, en criant « Mort au Mollah Hassani » et « Mort à la République Islamique d’Iran ». Ainsi, Hamideh Hassani s’est réduite en poussière, Mollah Hassani déclara qu’il ne participait pas à son enterrement, car le suicide conduit directement en enfer. Voilà, la description de la Fierté culturelle exceptionnelle des mollahs, qu’en est-il des personnalités anciennes iraniennes de l’époque Zoroastrienne, ou encore Ferdowsi, Abou Ali Sina « Avicenne », Molawi, Razi, Khayyam, Saadi, Hafez, Roudaki, Mazdak, Mani, Khaje Nassredin Toussi, Sattar Khan, Amir Kabir, Hanifnejad et Jazani et …Tous ceux-là ont consacrés leurs vies d’une manière ou d’une autre à la préservation de l’Iran et des Iraniens, contre l’ignorance, afin de sortir l’Iran de la mentalité arriéré et injuste dans laquelle se trouvait le pays alors comment peut-on qualifier cette inscription de Mollah Hassani comme fierté culturelle ?

Ferdowsi
En réalité, sans aucune exagération, l’existence de Khomeiny et de son régime étaient une malédiction pour le peuple iranien, et plus particulièrement dans le domaine de la culture et de la civilisation iranienne, en effet, il a tenté de détruire toute cette culture, anéantissant les fondations culturelles les plus ancrées. Mais je suis sûre que la génération d’aujourd’hui, renverra bientôt cette tentative vaine des mollahs et l’existence même de son régime dans les oubliettes de l’histoire de l’Iran.

Avicenne
Cette réalité-là s’inscrira très prochainement dans l’histoire de l’Iran, et attestera, soyons-en sûres, un tournant de l’histoire de l’Iran, une étape à passer que rien ne peut retenir...

Hafez
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| Une pauvreté extrême pour un pays si riche... |
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Il ne s’agit pas d’une terre occupé ou en guerre mais l’Iran sous la direction des mollahs et plus particulièrement de la région du Khouzestan.

La région du Khouzestan ou plus communément appelé « trésor de l’Iran » est un région à part entière en Iran. En d'autres termes, si un jour le cœur de cette région ne bat plus, l’Iran se paralyse. Le peuple du Khouzestan vit sur un sol riche en pétrole, ainsi les recettes pétrolières du pays proviennent en partie de l’exploitation et de la vente du pétrole de cette région. Malheureusement les habitants de la région manquent cruellement de tous les moyens élémentaires relatifs à l’hygiène, et sont totalement privés d’eau potable. Les images ci-dessous témoignent du degré de pauvreté aux alentours d’Ahvaz, principale ville de la région.
En fait, nous pouvons nous demander à qui impute la responsabilité de la misère du peuple iranien, qui depuis 30 ans, vit de telles situations, aggravées par la pression des restrictions économiques internationales. Dès lors, à quelles fins sont exploitées les richesses naturelles du pays ? Comment et à quel point ces gens ont été privé de leurs droits les plus fondamentaux ?

En réalité, dans un pays comme l’Iran où les dirigeants sont si éloignées des difficultés de la population, quelles seraient réellement les victimes d’un boycott pétrolier ? A qui d’éventuelles nouvelles restrictions économiques feraient-elles du tort ? Au peuple iranien démunit, qui vit dans une profonde misère ? Ou aux criminels aux pouvoirs, qui avec les bénéfices des richesses de l’Iran, sont d’une part en voie d’élaborer une bombe atomique et qui d’autre part mettent en oeuvre des moyens d’actions pour la mise en place d’un Empire Islamique criminel, calqué sur le sien et dont la population vivrait dans une extrême précarité, ceci dans toute la région du Moyen-Orient, si elle ne peut pas le mettre en oeuvre au niveau mondiale.

La population des régions rurales de Hamoulet, souffre terriblement du manque d’eau potable...
De sorte que les habitants de Hamoulet doivent d’abord faire bouillir l’eau, infectée en microbes et en virus, avant son utilisation quotidienne.Démonstration d’eau sois-disant potable à Hamoulet, en bordure de la ville d’Ahvaz.
Mais une question essentielle se pose : Lorsqu'une population n'a pas d'eau potable, de pain, ni d'école, ou même de services hospitaliers dignes de ce nom, dès lors, qui peut prétendre et scander le slogan " l'énergie nucléaire est notre droit inaliénable" ?

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| Des évènements pas si lointains |
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Les évènements actuels iraniens nous en rappellent d’autres pas si lointains. En effet, L’Iran a déjà connu des jours similaires, par le passé. Faut-il rappeler qu’il y a 30 ans, Khomeini avait volé
la Révolution populaire iranienne. Ironie de l’histoire, dans le même temps, il était désigné comme homme de l’année, par le journal américain Times.
Cette année, Néda Agha Soltan, symbole des soulèvements populaires iraniens pour l’instauration de la liberté en Iran, a été reconnu en tant que personnalité de l’année 2009, par le même célèbre Times.
En fait, il y a 30 ans, la chute du Shah a eu lieu après 2500 ans de dynastie royale, bien que la révolution fut victorieuse, le mollah Khomeini assimila le terme islamique à l’Iran, c’est ainsi que l’actualité iranienne faisait la une des journaux du monde entier. L’histoire se répète, aujourd’hui encore l’actualité traite des révoltes populaires courageuses du peuple iranien et de sa résistance admirable face aux crimes d’un régime affaibli, qui essaie de survivre, malgré tout.
Par ailleurs, la situation actuelle est similaire à l’avant Shah, également car à l’époque le monde attendait le dénouement d’une révolte, qui avait commencé avec des slogans pour l’indépendance et la liberté, et qui malheureusement se sont terminé avec la République islamique instauré par Khomeini.
A présent, tout le monde est dans l’attente de voir l’aboutissement du mouvement révolutionnaire populaire, qui a commencé avec des slogans pour la liberté ainsi que la démocratie et qui perdurent en prenant de l’ampleur jour après jour. En outre, le régime au pouvoir tente d’affirmer la légitimité qu’il n’a pas et redoute sa fin proche.
Initialement, les troubles de 2009 s’apparentaient à de simples contestations face aux tricheries électorales. Ces manifestations se sont propagées à Téhéran mais avec le temps, près de six mois plus tard, ces soulèvements ont révélé quelque chose de plus profond, de la part du peuple iranien épris de liberté, elles se sont alors répandues à travers tout le pays. Ces révoltes populaires menées par les Iraniens en colère et insatisfaits de ce régime, ont également mis en évidence la crise de légitimité de la République Islamique, à l’étranger. En effet, les condamnations à travers le monde à l’encontre des mollahs révèlent combien plus personne ne croit en l’avenir de ce régime.
Depuis le 20 juin 2009 et les derniers évènements, le monde sait que le compte à rebours sonnant la fin du régime a débuté et que maintenant nous sommes à mi-chemin de l’instauration de la démocratie en Iran. Une fois encore c’est le peuple iranien qui se sacrifie et qui avec vaillance, met en lumière les symboles pour lesquelles les personnes épris de liberté sont tombés en martyrs, durant ces 30 dernières années et qui ont fait connaître l’Iran au monde entier, des valeurs qui se résument en deux mots, liberté et démocratie.
Le choix de reconnaitre Néda comme personnalité de l’Année 2009, reflète bien cette réalité, que ce régime menteur, hypocrite et criminel approche de plus en plus de sa fin.
Le début de l’année 2010 annonce le début de la fin de ce régime inhumain, qui est non seulement une nécessité historique mais nous sommes aussi en droit de l’attendre.
Il suffit d’un regard vers l’histoire pour comprendre que toutes les révolutions se réalisent malheureusement dans le sang, la perte ou l’éloignement des personnes proches.
C’est ainsi que les Français profitent de la bénédiction que fut la révolution de 1789. Celle-ci se réalisa grâce à la résistance des personnes épris de démocratie.
Finalement, la chute du régime des mollahs, régime qui est aux antipodes des valeurs et revendications de la révolution de 1979, n’est pas si loin…

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Lettre ouverte à la jolie fillette, habitante des huttes iraniennes, en bordure de la ville d’Ahvaz, de Samar Azad.
Tu sais ma chérie,
Cela fait un moment que mes journées commencent avec toi, quand j’allume mon ordinateur je te vois sur mon fond d‘écran, mon regard croise ton regard, claire, éclatant, et débordant de sourire.
Lorsque je débute ma journée mon regard se tourne vers le tien et naturellement, quand je pense à toi et à tes congénères, mon cœur se serre.
Cela ne fait pas longtemps que j’ai trouvé ta photo sur internet, avant je vivais avec ton souvenir, maintenant tes yeux et ton sourire caché, dont on ne voit que le coin, et qui reflètent la générosité, s’inscrivent dans mon cœur.
Tu te souviens où je t’ai vu la première fois ? Il y a 37 ans, à Sarpor Zahab, peut-être même un peu avant cela, dans les quartiers pauvres de Khoramabad, ou peut-être étais-ce dans le Khouzestan, au Kurdistan, à Kermanshah, éventuellement à Kerman, peut-être encore dans le Balouchestan et..
Ton souvenir et celui de tous les enfants comme toi, issus de n’importe quelle région d’Iran, me reste ainsi, pour toujours. Je suis tellement impatiente de revenir vers vous, vers les huttes où vous habitez, en bordure des villes, pouvoir te retrouver, toi, et te dire tu vois ce que j’avais imaginé est finalement arrivé.
Cela fait trente ans, même en exile, vous ne me quittez pas dans mes souvenirs, vous me rappelez le travail et la lutte infatigable. Tu es probablement surprise et tu te dis, mais moi je n’ai qu’une dizaine d’années, comment pourrais-je être avec toi depuis trente ans, avec des milliers de kilomètres de distance ?! Ce n’est pas grave, j’expliquerais mon propos, plus tard. Mais crois-mois, crois-moi quand je me souviens de vous, vous symbolisez l’espoir et le renouveau, et même si je ne vous vois pas physiquement, vous êtes dans mes esprit et dans mon cœur. Ton regard me donne un sentiment de gêne et parfois de tristesse.

Je pense aussi à tous ces millions d’enfants, qui ces trente dernières années, en raison de la pauvreté ont dû abandonner l’école et ont été privés d’instruction, afin d’exécuter les tâches les plus lourdes et survivre.

Je n’oublie pas les orphelins devenus vendeurs des rues, ou drogués au crack ou à d’autres stupéfiants, ainsi que les millions d’enfants sans domicile, qui vivent dans des cartons, et sont exposés à tous les dangers de la rue.

De même que les enfants des huttes, qui survivent en bordure de Téhéran, comme Mahmoud Abad, et dont les maisons n’ont ni portes, ni fenêtres. Tous ces malheurs que vous devez supportez au quotidien à cause du régime de Khomeiny... Ma poitrine se serre, j’ai vraiment honte.

J'imagine également tous les enfants des campagnes, obligés de se mettre en danger de mort chaque jour, en traversant une rivière à l’aide d’une barque non sécurisée, afin de rejoindre ce qui leur sert d’école.

Les fillettes des campagnes des villes de Gombad et Machahr qui… comme toi doivent s’assoir sur le sol et la terre froide, au lieu d’un siège de classe d’école, et qui parce qu’elles n’ont pas d’école, doivent travailler dans le froid ou la chaleur.
J’éprouve de la colère et de la honte, à l’idée que tes camarades de classe soient contraints de porter un tableau noire, plus grand et plus lourd qu’eux, sur leur dos et leurs épaules, pour le traîner ainsi d’un côté vers un autre…

Maintenant tu as compris pourquoi ton regard, bien qu’il ait un fond de gaieté, me fait pleurer de tristesse, quand je pense à toi et à tous les autres enfants…
Ma chérie si tu n’as toujours pas compris pourquoi je me sens ainsi, je vais te raconter l’époque lointaine, cette époque que j’ai passée avec des enfants comme toi, tellement lointaine que toi et ta génération n’étiez pas encore de ce monde…
Je venais d’avoir 23 ans, j’étais enseignante dans une petite ville isolée dans l’Ouest de l’Iran. Bien que jeune, j’ai choisi de commencer mon travail dans un Collège de la ville de Sarpol Zahab, aux conditions de vies pénibles, probablement en raison de la maturité acquise dans l’environnement familial et social ou j’ai grandi. Parmi toutes les possibilités qui s’offraient à moi, j’ai choisi la ville de Sarpor Zahab, connue pour être une ville pauvre.

Ville à deux facettes, un côté pour les militaires et leurs familles, avec une certaine prospérité dans un quartier militaire avec des restrictions et très surveillée, et un autre côté de la ville, pour les habitants natifs de la ville, dans les quartiers pauvres de la ville, comme la plupart des villes frontalières iraniennes, à l’époque de la dictature du Shah…
C’est durant les premiers jours de mon activité professionnelle au Collège de Sapor Zahab, que j’ai vu ton regard pour la première fois, dans les yeux des enfants des campagnes de ma classe. Plus tard également, j’ai de nouveau vu ce regard, à maintes reprises, dans les différentes régions isolées d’Iran, dans le Sud et l’Ouest, jusqu’aux bordures désertiques de Kerman et Zahedan, pareillement, dans les yeux des petites filles malades, qui souffraient faute de soins, dans l’obscurité de leurs tentes dans les régions montagneuses, des frontières de l’Iran et du Pakistan, ainsi que lors de mon départ du pays…
Tu sais on peut lire dans les yeux des enfants, car avant de savoir parler ils communiquent avec leurs regards, quand tu grandiras, tu comprendras mieux ce que je veux dire. Ainsi ils disent la vérité, on peut lire dans leurs yeux ce qu’il y a dans leurs cœurs, comme c’est le cas pour les enfants des fours à briques…
Durant cette période de ma vie, j’essayais de lire et comprendre ce que dévoilaient leurs regards, et de me comporter avec eux comme ils le souhaitaient. J’ai passé des journées et des heures entières, près des enfants pauvres, je me souviens d’eux, les jours où nous lisions les livres de l’enseignant martyre Samad Behrangi (enseignant et célèbre auteur pour enfants, tué à l’époque du Shah, auteur notamment du petit poisson noire « mahi siah kouchoulou »), et je leur racontais les jours à venir, où je leur promettais qu’avec l’instauration de la justice et de la démocratie en Iran, finalement l’argent du pétrole et nos précieuses richesses, ne seront plus pillées par des dictateurs, ou dépensé pour financer la guerre ou la domination de d’autres pays, mais seulement pour l’éducation, la santé, et des conditions de vies appropriées pour tous les jeunes iraniens de ta génération et celle d’après. De plus, je leur racontais que des jours prochains, avec l’établissement de la démocratie et de la liberté pour tous, tout le monde bénéficiera du droit et de l’égalité. J’évoquais aussi beaucoup d’autres aspirations vielles de cent ans, transmises par nos pères, et qui en définitive se concrétiseront pour les générations futurs… Les jours où plus aucun enfant, n’aura un père prisonnier politique, ou condamné à mort, et qu’aucune mère ne sera contrainte de vendre son corps afin de payer les frais d’école de ses enfants..
Bref, peu après cela, j’ai quitté Sarpor Zahab mais j’ai vu encore d’autres enfants comme toi, à travers l’Iran, dans des quartiers pauvres ou isolés, ou dans des camps d’habitations précaires (huttes) (persan kapar nechin), d’un bout à l’autre du pays.
C’est pour vous, que des personnes de ma génération et moi-même, âgées alors de 30 ans, avons lutté, pour la liberté du peuple iranien et que nous continuons, lutte, dont je dois dire qu’à un certain degré, nous sommes sortis victorieux.
Malheureusement le plus souvent les grands voleurs guettent l’instant opportun afin d’accéder à la richesse suprême. Peut-être que toi, tu ne sais pas ce que représente la démocratie pour les peuples, en particulier pour notre nation, qui de façon naturelle est très riche. Une grande richesse au sein d’un pays vaste... Tellement vaste, que le terrible Khomeiny, à l’aide de certains, a prit l’avion de France, et sans aucune difficulté a atterrit en Iran, pour amener le plus grand des malheurs au peuple iranien, et cela au nom de Dieu. Confisquer tous les leviers démocratiques, et dépenser la richesse du pays pour financer la guerre et le terrorisme, remettre en cause la souveraineté de l’Irak, de l’Afghanistan, du Liban, du Yémen, jusqu’en Afrique et en Amérique Latine, pour se composer de nouveaux alliés, et finalement accéder à la bombe atomique.
Il faut néanmoins dire que les voleurs auraient bien été contents que nous participions avec eux aux pillages du pays, mais nous ne pouvions pas l’accepter, car depuis le début nous ne voulions rien pour nous-mêmes et tout ce que nous pouvions souhaiter c’était pour vous et les générations à venir.
C’est comme cela que les voleurs se sont imposés, et malheureusement non seulement votre situation ne s’est pas améliorée, mais il y a au contraire maintenant trois autres générations, de plus en plus pauvres, ainsi le nombre des habitations précaires comme les huttes ont largement augmenté. Cette fois, pas au sein des campagnes ou des villes isolées, mais autour des grandes villes, ainsi, même la capitale Téhéran n’a pas été épargnée.
En effet, durant les trente années de règne des mollahs, le nombre de pauvres a tellement décuplé, que l’âge de la prostitution a atteint dix ans et l’âge des plus jeunes drogués a également baissé pour atteindre, les moins de dix ans. Malgré tout cela, sans pour autant être désespérée pour l’avenir, cela me fend le cœur et parfois j’ai vraiment la gorge serrée, quand je pense à tout cela.
Ma chérie, maintenant tu comprends pourquoi ton regard me donne une impression de honte et de tristesse ?! J’espère que tout ces malheurs passeront très vite mais ce que je sais, c'est que l’amour que j’ai pour vous perdure, et cela m’aide à continuer sans cesse mes efforts et atteindre le plus vite possible mes espérances.
Il y a quelques mois, un journaliste de la République islamique commentait, à propos du voyage d’Ahmadinjead en Bolivie, « Lors de son passage dans la capitale bolivienne, une fillette pauvre se trouvait là, sur le chemin de Mahmoud Ahmadinejad, avec son matériel de cirage, ce dernier l’a prise dans ses bras et a déclaré : « J’avais envie de la garder une heure comme cela dans mes bras et pleurer !!!... » A ton avis, cette déclaration ne ressemble-t-elle pas à une mascarade amère et plein d’ironie, cela ne t’inspire t-il pas de la fourberie ?!

Tout le monde sait que pour trouver des alliés et sortir l’Iran de son isolement international, Ahmadinejad voyage vers des pays pauvres comme la Bolivie. Bien que les malades iraniens souffrent terriblement du manque de dialyse, Ahmadinejad, a inauguré le plus grand Centre de dialyse d’Amérique Latine, construit avec l’argent du peuple iranien, il a donné des sommes astronomiques, sans remboursement… en retour de la complaisance de la Bolivie.
Il aurait été intéressant de lui demander : « Est-ce-que la capitale bolivienne est plus près ou plus éloignée, des bordures de la ville d’Ahvaz, là où tu te trouve, toi, avec tes compagnons de jeux, sans même une école, contraints de vous assoir chaque jour, sur le sol dur et terreux, pour étudier. Bien qu’il ne faille rien attendre du meurtrier de Néda, Ashkan, Sohrab et …à part des mensonges et de la sournoiserie.

Bien-sure qu’Ahmadinejad prétend que moi comme des millions d’autres opposants iraniens, sommes les mercenaires de l’arrogance occidentale face à l’Iran, menteuse, ennemie de dieu, contre-révolutionnaire, et « hypocrite ». Si je suis effectivement tout cela à la fois, si c’est le cas, alors avec fierté, je dirais au meurtrier de Néda, Sohrab, Ashkan et d’autres milliers de martyrs du peuple iranien, de regarder ses propres statistiques.
Les chiffres de la République Islamique d’Iran (deuxième semaine de Janvier 2010) :
« Conformément, aux récentes déclarations du Centre de Statistiques iranien, 47 millions d’Iraniens ont moins de 4300 tomans, c’est-à-dire moins de 4 euros de revenus par jour et par tête. En outre, les 47 millions d’Iraniens (en moyenne, familles de 6 personnes), sont au-dessous du seuil de pauvreté. »
D’après les calculs de ce même Centre, les 47 millions de personnes incluent environ 27 millions de familles citadines, et près de 20 millions de familles, sont issus des campagnes.
Le Directeur du Centre de Statistiques iranien a déclaré :
« Les revenus de la classe la plus aisée de la population, sont équivalant au total des richesses du reste de la population ».

Au fait, sais-tu qui fait parti de cette classe privilégiée en Iran ? A l’époque du Shah, c’était 999 membres de familles, à savoir le Shah et 1000 autres personnes, proches du pouvoir, qui étaient désignées ainsi. Aujourd’hui, ce sont les personnes autour de Khamenei et de sa famille, ainsi que d’autres mollahs (et leurs familles) au pouvoir, qui règnent en Iran et entretiennent entre eux, la « Guerre des Loups », pour le partage des richesses du pays. Les Iraniens les appellent familièrement « Agha zadeh »… Ma chérie, tu comprends pourquoi cela fait trente ans qu’avec ce régime honteux, les inégalités se multiplient, et pourquoi cette situation m’inspire de la tristesse envers toi et tes camarades ?! Ce régime s’essouffle et compte ses derniers moments…
Dans l’espoir de l’Iran démocratique de demain, rempli de vos sourires à tous, mes congénères et moi-même oublierons peut-être ces 30 années de honte.
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