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Delara Darabi : La Prisonnière des Couleurs

Delara Darabi, jeune artiste, condamnée à mort

"Prisonnière des couleurs, savez-vous ce que cela signifie ? Cela me représente...En effet,  moi, qui dès l'âge de 4 ans ai partagé ma vie avec des couleurs, je les aies toutes perdu à l'âge de 17 ans. J'ai pris le rouge bordeau, au lieu du bleu marine, à la place du bleu ciel, j'ai déversé le gris...J'ai perdu mes couleurs, et aujoud'hui la seule chose que je perçois, c'est le mur. Moi, Delara Darabi, 22 ans, je suis accusée d'un meurtre et condamnée à mort. Cela fait 5 ans qu'avec les couleurs, les cadres et les expressions, je me défends. Ces peintures sont un témoignage du crime que je n'ai pas commis et une tentative de retour à la vie. Par derrière les murs, vous, qui êtes venus voir mes peintures, je vous salue et je vous souhaite la bienvenue".

Delara Darabi

A 17 ans, Delara fit la connaissance d'Amir-Hossein, très vite, ils décidèrent de se marier. Mais Amir Hossein était une jeune homme pauvre, et il ne pouvait pas prendre en charge les dépenses de la vie à deux. Un jour, celui-ci, térrorisé, vint la voir, en avouant qu'il venait de tuer sa cousine, très aisée, ainsi il pourrait se marier, grâce à l'argent de cette dernière.

Delara fut très choquée en apprenant cette terrible nouvelle, Amir- Hossein lui demanda de se livrer à la police, étant donné qu'elle était mineure, elle ne serait pas condamnée à mort. Mais, après son arrestation, Delara fut condamnée à mort, au Secteur 33 du Tribunal des Enfants, à Racht (au Sud de l'Iran).  Elle comprit avec amertume qu'avec le regime des mollahs, les filles sont considérées comme majeures, dès l'âge de 13 ans et peuvent donc être condamnées à mort.

Delara avait bien compris son erreur, elle révèla alors la vérité, mais se confronta à l'impassibilité du régime. Les recherches de la police prouvèrent que le coupable était droitier, alors que Delara était gauchère, de plus, ses empreintes digitales n'ont jamais été révélées sur l'arme du crime.

Jusqu'à aujourd'hui, aucune action n'a été entreprise, pour répondre à cette accusation injuste, et elle sera executée, pour un meurtre qu'elle n'a même pas commis.

Confronté à cette réalité amère, les amis de Delara ont exposé l'ensemble de ses peintures afin d'attirer l'attention du peuple iranien et des organisations internationales, sur le sort de la jeune femme. En outre, l'ambassadeur de France en Iran, a visité cette exposition, et a signé son Livre d'Or, en solidarité avec sa non culpabilité.

Les dernières nouvelles d'Iran concernant Delara, emprisonnée pour un meurtre qu'elle n'a pas commis, ne sont pas encourageantes. En effet, bien qu'elle soit innocente, et que son jugement soit passé en appel, sa condamnation à mort est maintenue.

Ainsi, fin avril 2007, les journaux iraniens ont publiés une lettre du père de Delara révélant que sa fille allait être exécutée dans les prochains mois. Par ailleurs, il déclare qu'après la nouvelle de ce nouveau jugement définitif, le moral de sa fille est au plus bas, et que cette dernière a fait une tentative de suicide. Comme si cela n'était pas assez, les autorités iraniennes refusent désormais qu'elle se rende au parloir pour voir ses parents, et ils lui ont même retiré l'un de ses seuls plaisirs, son matériel de dessin. Son père déclare également ne plus avoir d'espoir concernant le sort réservé par la République Islamique à sa fille, pourtant il demande à toute personne sensible au respect des Droits de l'Homme de faire son possible en écrivant aux organisations internationales, afin que Delara ne soit pas exécutée.

Lors de ces différentes expositions,

ADCALI a organisé des campagnes de pétitions pour Delara.

Mais la pression de la communauté internationale, n'a pas empêché

 le régime misogyne iranien d'exécuter Delara le 1er mai 2009.

 

 
Tableau "Je suis une Femme", oeuvre de Farokh Farokhyar, artiste membre d'ADCALI

Ce tableau "Je suis une Femme" a été réalisé en bois et à la peinture, au style tout en relief, par l'artiste de l'association ADCALI, Farokh Farokhyar.

En fait, cette oeuvre reflète l'histoire des Femmes en Iran, avec un court poème de la poétesse contemporaine, Forough Farokhzad.

Farokh Farokhyar est en exil depuis 20 ans. Jusqu'à aujourd'hui, il a réalisé 86 tableaux en relief et 62 statuts en bois. De plus, ses oeuvres représentent un style novateur. En effet, elles sont toutes inspirées des mouvements des Iraniens, surtout ceux des Femmes, vers la liberté et la démocratie.

Diplômé d'ingénierie industriel, avant la révolution de 1979, il fut chercheur au sein de la socété nationale de pétrole. Aujourd'hui, il travaille dans plusieurs domaines artistiques, et plus particulièrement ceux de la décoration et du design.

 

 
Samar Azad : La lutte d'une femme iranienne pour la liberté

Lettre d'Andrée Michel,

directrice honoraire de recherche au CNRS à Paris

Quel plaisir de lire cet ouvrage et de découvrir les luttes qu'une femme iranienne (l'auteure de cet ouvrage) a menées avec un courage inouï, une détermination exemplaire et une clairvoyance politique remarquable pour la cause de la liberté, une liberté qu'elle veut conquérir pour tout le peuple iranien : (citoyen-ne-s, femmes, travailleurs/ses, pauvres, minorités etc.).

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Victimes de la barbarie

  

 

 

 
Infraction au code vestimentaire

20 juin 2010 - La République Islamique d’Iran a mis en place un système d’amende, à l’attention des femmes iraniennes, pour infraction au code vestimentaire (maquillage, vêtements, teinture claire).

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