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Dans le cadre d'une emission, la Radio RGB a fait un reportage sur les activités d'ADCALI, ci-dessous le lien sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/user/adcali/video/x8yw4z_presentation-adcalin0001_creation
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L’Union Européenne met en garde les ambassadeurs iraniens, en Europe
BBC (Persan), 3 juillet 2009, Persan-Français E.A.T - Aujourd’hui, vendredi 3 juillet 2009, 27 pays de l’Union Européenne, ont sommé leurs ambassadeurs, afin de s’opposer à l’arrestation des employés de l'ambassade britannique à Téhéran. Compte tenu des rapports, cette décision a été prise, suite à la réunion des représentants des pays de l’Union Européenne à Bruxelles.
Selon un officiel de l’Union Européenne, les participants de cette réunion se sont mis d’accord, sur les différentes mesures à l’encontre de l’Iran. Les mesures prises par l’Union Européenne contre l’Iran, comprennent probablement, le renvoi de ces ambassadeurs, et l’interdiction pour les officiels iraniens de voyager en Europe.
Cet officiel affirme également possible, l’adoption d’autres décisions, à l’encontre de l’Iran, tout dépendra de l’avancement de la situation. Mais la première mesure immédiate est la transmission d’un message « sincère » pour s’opposer à l’arrestation des employés de l'ambassade britannique en Iran, ainsi que la demande de leur libération.
La semaine dernière, en Iran, les Ministres des Affaires Etrangères, membres de l’Union Européenne, ont demandé à l’Iran, la libération des employés de l'ambassade britannique et d’un journaliste grec, qui lors des dernières manifestations en Iran avait été arrêté.
Compte tenu des rapports, des décisions concernant l’adoption de fortes mesures contre l’Iran, dépendront de la réunion du G8, et seront prises la semaine prochaine, en Italie. De plus, aujourd’hui, l’Ayatollah Djanati, prêcheur à la Mosquée de Téhéran, a déclaré lors de la prière du vendredi, que des employés Iraniens de l’ambassade britannique à Téhéran, ont été arrêtés ces derniers jours, pour avoir participé aux troubles, et qu’ils seront donc jugés pour cela.
Ainsi, le Ministre des Affaires Etrangères Britannique, David Miliband, en réaction aux propos de Djanati, a dit lors d’un communiqué : « Nous souhaitons la transparence immédiate, de la part des officiels iraniens, reliés à cette affaire ». Monsieur Miliband, a demandé un entretien avec Manoutcher Mottaki, le Ministre des Affaires Etrangères Iranien, et a de nouveau mis l’accent sur le fait que les employés de l’ambassade Britannique, n’ont pas pris part à des faits illégaux ou incorrects en Iran. Le Ministre des Affaires Etrangères Britannique, s’est dit aussi très inquiet, concernant le sort des deux employés iraniens de l’Ambassade Britannique, à Téhéran.
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Iran - Opposition : “Le changement est en vue”,
Maryam Radjavi
France Soir, 30 juin 2009 - Présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), coalition qui englobe les différents partis d’opposition au régime des mollahs, Maryam Radjavi estime que le début de la fin du régime des mollahs est clairement amorcé et que la résistance est suffisamment organisée pour prendre – sans risque de guerre civile – les rênes du pouvoir.
FRANCE-SOIR. Quelle est, selon vous, la situation à ce jour en Iran ? Pensez-vous qu’une évolution politique soit clairement perceptible ? MARYAM RADJAVI. La situation en Iran est en extrême mutation. Je suis donc très optimiste, le changement est en vue. Ces deux dernières semaines, le peuple iranien a exprimé de la manière la plus claire cette revendication de changement. La mise en scène électorale et l’insurrection qui a suivi annoncent le début de la fin du régime du Guide suprême religieux. Le processus qui vient de commencer dans le pays est irréversible. Il se peut qu’il y ait des hauts et des bas, mais ce processus entraînera la fin de la dictature des mollahs.
Croyez-vous en un durcissement du régime des mollahs, avec des répercussions importantes pour la population ? Les mollahs vont accentuer la répression, cela ne fait aucun doute. Ce régime en a besoin pour survivre. Comme il lui est nécessaire de se doter de la bombe atomique et de développer l’intégrisme dans la région. Pour survivre, il ne reculera devant aucun crime. En deux semaines, environ 200 manifestants ont été tués à travers le pays, des milliers ont été blessés ou arrêtés. Le monde a été bouleversé par les images du martyre de Neda, cette jeune fille tuée d’une balle à Téhéran. Un crime de plus commis par le régime des mollahs.
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Khamenei à Ahmadinejad :
"Je fais briller ton auréole pour 4 ans encore"

Ahmadinejad souhaite que le dossier de Neda soit pris en charge ?
BBC (Persan), 29 juin 2009, Persan-Français E.A.T - Mahmoud Ahmadinejad, le Président iranien, a pris position par l’intermédiaire d’un média officiel, en écrivant une lettre à l’attention de Mahmoud Hashemi Shahroudi, Ministre de la Justice d’Iran, en effet, il dit douter des conditions de la mort de Neda Agha Soltan, il souhaite donc que tout soit sérieusement mis en œuvre pour connaître les circonstances de sa mort.
Ahmadinejad, a écrit à Shahroudi : "En prenant en considération le trouble autour de cette affaire ainsi que le vaste chantage médiatique étranger et national, les nombreux témoins de la scène, ainsi que l’ingérence des ennemis du peuple iranien, afin d’en profiter politiquement, il parait certain que le but est de salir l’image saine de la République islamique. Faites en sorte que le système judiciaire prenne en charge ce dossier, ce meurtre et les circonstances de la mort, d’identifier et de juger le criminel afin d’en informer le peuple iranien".
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Iran: un médecin accuse la milice des pasdarans pour la mort de Neda
Iran Focus, 26 juin 2009 - Arash Hejazi, étudiant dans une université du sud de l'Angleterre, a déclaré à la BBC que peu après que Neda, devenue depuis le symbole de la contestation en Iran, a été touchée d'une balle à la poitrine, les manifestants ont identifié le tireur, qui serait un membre de la milice du Bassij.
Hejazi a raconté à la BBC : "La police anti-émeute lançait des gaz lacymogènes contre les gens et les motos ont commencé à foncer sur la foule".
"Nous avons entendu un coup de feu. Neda était debout à un mètre de moi... Nous étions là et soudain je me suis retourné et j'ai vu du sang couler de la poitrine de Neda", a-t-il ajouté.
"Elle était en état de choc, regardant sa poitrine et le sang qui coulait... Nous avons couru vers elle et l'avons étendue sur la chaussée", a poursuivi le médecin.
"Je me suis penché sur elle et j'ai vu la blessure par balle juste sous le cou avec le sang qui coulait. J'ai compris que l'aorte était touchée de même que le poumon", a-t-il encore affirmé.
Jeudi, des cérémonies se sont tenues dans plusieurs points de Téhéran et en province pour marquer le 7e jour de la mort de Neda. La population s’est rassemblée dans la rue Djomhouri, avec des bougies allumées pour célébrer la mémoire de cette jeune femme abattue par des agents du pouvoir.
Plusieurs Iraniens se sont retrouvés au cimetière de Behesht-e Zahra, à Téhéran, pour se recueillir sur sa tombe.
La tombe était couverte de fleurs de toutes les couleurs et de bougies consumées. "Quelle crime a-t-elle commis?", a demandé une jeune femme, les larmes aux yeux, venue avec des amies.
Des cérémonies similaires ont eu lieu à Ispahan, Tabriz et Sanandaj.
À Sanandaj des milliers de personnes portant une photo de Neda et des bougies allumées, ont honoré sa mémoire.
À Tabriz malgré un lourd dispositif sécuritaire, des milliers de personnes ont protesté devant le bureau du ministère des communications jusqu’à la jonction Abressan tout en célébrant la mémoire de Neda. Les gens étaient en noir en signe de deuil.
Des cérémonies ont également eu lieu jeudi après-midi au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise en France et dans 53 autres villes en Europe et en Amérique du Nord.
Maryam Radjavi, présidente du Conseil national Résistance iranienne avait demandé mardi à tous les Iraniens, de tenir des cérémonies pour le 7e jour de la mort de Neda, jeudi après-midi en allumant des bougies.
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Iran : un témoin des heurts d’aujourd’hui fait état d’une “boucherie”
Iran Focus, 24 juin 2009 - Un rescapé de la manifestation d’aujourd’hui devant le Majlis (parlement), sur la place Baharestan, a rapporté à Iran Focus que la milice represive du Bassif a provoqué un bain de sang.
« Ils ont chargé la foule à la hache. Sur la place Lalezar, (à proximité) la situation est similaire. Il y a des cadavres partout, c’est inimaginable », a-t-il ajouté.
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Iran : 60,000 manifestants bravent l’interdit des Pasdarans, 6 morts

Iran Focus, 22 juin 2009 - D’après des informations parvenus à Iran Focus, 60,000 personnes s’étaient réunie lundi après-midi sur la place haft-é-tir, l'une des plus grandes de la capitale, et où tous les magasins avaient fermés. Six manifestants auraient perdus la vie dans les affrontements avec les forces répressives.
Toutes l’appareil répressives du régime, comprenant les forces anti-émeutes, la milice du Bassij et la police en tenue civil étaient présent en force pour disperser les manifestants. Un groupe de forces de l'ordre appartenait visiblement aux Gardiens de la révolution. Ils étaient en tenue de combat vert avec des motos.
Les voitures qui passaient sur la place et klaxonnaient étaient "marquées" par des jets de peinture pour que la police puisse les arrêter plus tard.
Les manifestants s'étaient rassemblés à partir de 16H00 sur la place, pour commémorer la mémoire d'une manifestante, Neda, tuée samedi d'une balle dans la poitrine selon une vidéo circulant largement sur la toile.
Les manifestants se sont mis à hurler "Dieu est grand", cri de ralliement des manifestants. La police a procédé à des arrestations massives.
Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, avaient averti lundi les manifestants qu'ils seraient confrontés à une riposte "décisive et révolutionnaire" de leur part s'ils poursuivaient la contestation.
C'est la première fois que les Gardiens (Pasdarans), lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la reconduction d’Ahmadinejad le 12 juin dernier.
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Iran : des milliers d'opposants réunis à Paris
Le Parisien, 20 juin 2009 - Des dizaines de milliers d'opposants iraniens partisans des Moudjahidine du peuple (la principale force d'opposition extérieure au régime de Téhéran) se sont rassemblés ce samedi à Villepinte, près de Paris. Un rassemblement annuel particulièrement suivi cette en «solidarité avec le soulèvement» en cours en Iran.
Une fois de plus, il est clair que dans le régime des guides suprêmes, il n'existe aucune solution pour l'Iran et pour son peuple en colère, si ce n'est un changement démocratique et des élections libres sous l'égide de l'Onu», a déclaré à ses partisans Maryam Radjavi.
Maryam Radjavi est la dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dont la principale composante est l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI).
L'OMPI figure sur la liste des organisations terroristes du gouvernement américain, mais elle a été retirée de celle de l'Union européenne le 26 janvier dernier.
«Il faut supprimer la dictature religieuse et l'ensemble de ses organes répressifs», a ajouté Mme Radjavi, devant des partisans enthousiastes venus de plusieurs pays européens et qui agitaient des drapeaux jaunes, la couleur de leur organisation.
«Je déclare que les véritables vainqueurs de l'élection que le régime a organisée, c'est nous. Nous le peuple iranien. Nous les Iraniens assoiffés de liberté dans le monde et à Achraf», a déclaré Maryam Radjavi, en référence au camp d'Achraf, qui abrite 3.500 Moudjahidine iraniens en Irak. Selon l'OMPI, le gouvernement irakien menace de fermer le camp et les chasser du pays.
Ce rassemblement d'opposants proches des Moudjahidine iraniens a lieu chaque année depuis 2003. Selon les organisateurs, c'est à chaque fois plusieurs dizaines de milliers de personnes qui y participent.
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Trois morts dans les affrontements en Iran
Iran Focus, 14 juin 2009 - Trois manifestants ont été tués et des dizaines blessées dans des affrontements qui se déroulent depuis samedi à travers le pays, rapportent les sources d’Iran Focus. La répression des manifestations contre élections frauduleuses ont été particulièrement violentes à Ispahan avec 2 morts et à Machhad avec 1 morts parmi les manifestants. A Téhéran des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les centres névralgiques de la capitale.
De nombreux bus et de motos des forces de l'ordre et plusieurs banques et bâtiments de l'état ont été incendiés. On rapporte des dizaines de manifestants arrêtés.
Les manifestants ont scandé « la victoire est imminente, mort à ce gouvernement trompeur », «canons, chars et milice ne sont plus efficaces ».
La brigade spéciale anti-émeute ont chargé les manifestants, les frappant à coup de matraques et tirant des gaz lacrymogène et des sprays de poivre. Les jeunes ont répliqué aux agents à coups de pierres.
Lors d'une conférence de presse samedi, Sadeq Mahsouli, le ministre de l'Intérieur a déclaré : « Ceux qui organisent ces rassemblements ne soutiennent aucun des candidats, ils veulent utiliser les rassemblements pour l’intérêt des groupuscules, par conséquent, il ne faut pas leur donner cette occasion ». " Groupuscules" est le terme généralement employé par le régime pour désigner l'opposition organisée des Moudjahidines du peuple (OMPI).
Ahmad Reza Radan, commandant adjoint des Forces de Sécurités de l'Etat, a menacé samedi, «de traiter durement tout rassemblement non autorisé », a rapporté l'agence de presse Fars, affiliée aux gardiens de la révolution.
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Le régime annonce 70% participation alors que l’opposition parle de fraude massif

Iran Focus, 13 juin 2009 - La participation à l'élection présidentielle iranienne de vendredi sera d'"au moins 70%", a déclaré Mohsen Esmaïli, un membre du Conseil des gardiens de la constitution chargé de superviser les élections, a rapporté vendredi l'agence Mehr.
"En tenant compte de ce qui a été vu et des rapports que nous avons reçus, la participation sera très bonne et je prévois une participation d'au moins 70%", a dit l’officiel du régime clérical.
L’opposition iranienne a pour sa part annoncé une opération planifié par le régime pour recourir à une fraude massif pour doper le taux de participation. L'annonce faite par le Conseil des gardiens confirme ainsi une information révélé jeudi par la Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) selon laquelle « le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a ordonné d’annoncer que le taux de participation serait de plus de 75%, soit 35 millions d’électeurs ». « Dans le cadre des grandes actions de fraude, le ministère de l'Intérieur du régime a déposé de nombreuses urnes partiellement remplies dans les bureaux de vote. Cela s’est fait particulièrement dans les régions rurales et éloignées », a annoncé le CNRI dans un communiqué remis à la presse.
Le régime aurait « augmenté le nombre des urnes mobiles à 14.307, soit dix fois plus que dans la dernière présidentielle. En augmentant le nombre d’urnes mobiles et en empêchant les observateurs de l’organisation de l'inspection de l'Etat et les représentants des candidats rivaux de pénétrer dans les bureaux de vote, la faction au pouvoir cherche à éliminer tout obstacle à ses fraudes », ajoute le communiqué.
Le ministère de l'Intérieur a pour sa part qualifié de "sans précédent" la participation des électeurs au scrutin opposant notamment le président sortant Mahmoud Ahmadinejad à l'ex-Premier ministre Mir Hossein Moussavi.
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Le truquage du scrutin avec de fausses cartes d'identité ou de mort selon l'opposition organisé
Iran Focus, 13 juin 2009 - Les Gardien de la révolution ont utilisé des millions de fausses cartes d'ident ité ou celles de personnes décédées pour truquer le scrutin, selon le mouvement d'opposition organisée des Moudjahidine du peuple.
"Des agents du Bassidj dans les divers districts de Téhéran ont donné des cartes d’identité à des travailleurs afghans et des gens sans carte d'identité avec un peu d'argent pour les encourager à voter en faveur de Mahmoud Ahmadinejad", rapporte un communiqué publié pas l'OMPI.
"Le niveau de fraude et l'utilisation de fausses cartes d'identité ou celles de morts sont beaucoup plus élevés dans les petites villes et les zones rurales. Par conséquent, le régime des mollahs et les médias d'Etat ont annoncé que, dans de nombreux villages, le taux de participation avait été de plus de 90 % ", ajoute le communiqué.
"Par ailleurs, afin de gagner du temps pour davantage de fraude, le QG électoral au ministère de l'Intérieur a annoncé a repoussé à trois reprises l’heure de fermeture."
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Renforcement du blocus d’Achraf par la force irakienne de déploiement
CNRI, 5 juin 2009 - Menaces d'arrestation et de meurtre contre les résidents d'Achraf à l'entrée du camp. Dès 5h30 (heure locale en Irak), vendredi 5 juin, des forces de déploiement rapide de la police irakienne ont bloqué la route et l’entrée de la Cité d’Achraf. Elles empêchent l'entrée des biens et des personnes dans le camp et ont intensifié le blocus répressif d’Achraf. Huit membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran qui se trouvaient à l'entrée du camp ont été menacés d’arrestation et de mort. À 9h30, une unité anti-émeute en équipement complet est entrée en scène. Des unités de la Brigade des opérations spéciales du ministère de l'Intérieur ont fait mouvement vers Achraf vers midi. Les résidents d’Achraf sont rassemblés derrière les portes d'entrée depuis 6h00. La température dans le camp était d'environ 50 degrés à 11h00. L'entrée d’Achraf à 13h00 devait rester fermer par des véhicules de police équipés de mitrailleuses lourdes. Le Comité international de juristes pour la défense d’Achraf, et le Comité international pour l’Application de la justice, ont annoncé que les forces américaines devaient assumer la responsabilité de la protection des résidents d'Achraf et que le gouvernement irakien devait déclarer qu’il se conformait à la résolution du Parlement européen du 24 avril sur « la situation humanitaire des résidents d'Achraf ». Le blocus d’Achraf est un acte illégal. Il viole les garanties écrites données par le gouvernement irakien aux États-Unis sur le traitement humain des résidents d'Achraf et son adhésion aux conventions et traités internationaux. La Maison Blanche a annoncé les engagements du gouvernement irakien en décembre dernier.
Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a appelé le président Obama et M. Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU, à intervenir dans cette affaire.
La répression de l'opposition iranienne est un cadeau pour les mollahs dans leur campagne à « l’élection » présidentielle, à l'apogée des luttes intestines du régime clérical et la guerre d'usure des diverses factions, qui a refait surface lors du débat entre Ahmadinejad et Moussavi.
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Le torchon brûle entre l’Azerbaïdjan et l’Iran
Iran Manif, 31 mai 2009 - Le ministère de la Sécurité nationale d'Azerbaïdjan a ordonné l'expulsion de deux agents du régime des mollahs. Citant une source digne de foi, le quotidien Yeni Moussavat, écrivait il y a quelques jours que lors d’une opération spéciale, le ministère avait arrêté et interrogé des militants religieux des mosquées Karbalai Abdullah et Ghassem Beig Zaker de la ville de Bakou.
Deux Iraniens, Balaghi et Hejrani figurent au nombre des personnes qui ont été expulsés d'Azerbaïdjan après les interrogatoires. L’enquête démontre que ces individus faisaient illégalement de la propagande politique et religieuse depuis plus de dix ans dans les mosquées de Bakou. La république d'Azerbaïdjan a envoyé un long rapport détaillé sur les activités illégales de ces individus à l'ambassade d'Iran à Bakou.
Par ailleurs, les députés d'Azerbaïdjan ont condamné avec vigueur l’ingérence et les provocations du régime iranien. Fazayel Aghamli, député et président du Parti de la Mère Patrie azéri a annoncé que le gouvernement et les parlementaires avaient la responsabilité de s’élever contre la tyrannie en Iran sans la moindre peur et par tous les moyens.
Syavoch Norouzof, député du parti majoritaire Le nouvel Azerbaïdjan a également condamné la politique répressive de l’Iran dans la région estimant qu’elle découlait de sa nature agressive.
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Des artistes iraniens militent pour un vote anti-Ahmadinejad
TEHERAN (AFP), 28 mai 2009 — (...) Le président Mahmoud Ahmadinejad aura du mal à emporter le suffrage de la plupart des artistes iraniens ayant eu à subir la censure de son gouvernement.
De nombreux cinéastes et intellectuels ont appelé leurs concitoyens à voter pour ses adversaires à la présidentielle du 12 juin.
Ces artistes ont l'habitude de passer sous les fourches caudines de la censure. Mais le nombre de livres interdits de publication et de films privés de diffusion a atteint des records sous l'administration de M. Ahmadinejad, selon plusieurs d'entre eux.
"La censure a atteint un pic durant ces quatre (dernières) années. Les contrôles ont créé de nombreux problèmes pour les éditeurs et placé le secteur privé au bord de la faillite", a dit l'éditeur Amir Hossein-Zadegan au quotidien Etemad Melli.
Les artistes ont bénéficié d'une relative tranquillité sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005), valant à ce dernier des attaques des conservateurs en tant que promoteur de la "décadence".
M. Ahmadinejad lui a succédé avec la promesse de ranimer les valeurs de la révolution et de l'islam. Il a nommé à cet effet Mohammad Hossein Safar Harrandi, un éditorialiste du quotidien ultraconservateur Kayhan, ministre de la Culture.
En avril 2008, ce dernier recommandait aux écrivains d'adopter l'auto-censure pour faciliter la publication de leurs oeuvres. Il leur conseillait d'éviter "de décrire de façon excessive les relations privées entre un homme et une femme", ou encore de "rire de la religion".
Son ministère a interdit la réédition, autorisée sous le mandat Khatami, de nombreux ouvrages d'un des plus célèbres écrivains contemporains iraniens, Sadegh Hedayat, publié initialement dans les années 1930.
"La censure a empiré", a déclaré à l'AFP l'écrivain Hossein Mortezaian Abkenar, auteur d'une fiction inspirée de son expérience de la guerre Iran-Irak (1980-88).
"Apparemment seules certaines personnes peuvent parler de la guerre", a-t-il dit, jugeant que les censeurs "ont peur du réalisme dans l'art". Le conflit est officiellement qualifié de "Défense sacrée".
Les cinéastes savent gré au gouvernement d'avoir restauré et construit des salles à travers le pays, ainsi que d'avoir combattu le trafic de copies de films.
Mais ils regrettent la prolifération d'oeuvres dites "spirituelles" et de comédies sans épaisseur.
"Il y a plus de restrictions sur de nombreux thèmes comme la condition féminine", a dit la réalisatrice Tahmineh Milani au quotidien Sarmayeh.
Elle avait été plébiscitée par le public féminin pour "Deux femmes", qui critiquait sévèrement la condition de ses consoeurs. Cela fait deux ans qu'elle tente de faire lever l'interdiction de son film suivant: "Settlement" (l'accord).
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Le candidat Moussavi pris à partis une nouvelle fois pour sur son rôle dans les massacres
Iran Focus, 23 mai 2009 - Le 18 et 19 mai dernier, les étudiants des Universités de Zanjan (nord-ouest de l'Iran) et de Qazvine (centre) ont successivement fustigé le candidat Moussavi, exigeant des explications sur son rôle dans le « massacre des prisons » durant l’été 1988. Plus de 30,000 prisonniers politiques avaient alors été exécutés en quelques mois dans les prisons à travers le pays.
A Zanjan les étudiants ont explicitement demandé à Moussavi « où étiez-vous en 1988, et combien de personnes avez-vous tuées ? ». On pouvait lire sur une pancarte brandit par les étudiants (photo) : « Mir Hossein Moussavi, 1988 ? », « La terre de Khavaran est encore rouge ». Khavaran fait référence aux charniers du cimetière de Khavaran où gisent des milliers de prisonniers politiques, pour la plupart des jeunes.
A Qazvine les étudiants ont protesté contre Moussavi, en scandant « 88, 88 !», exigeant des explications sur son rôle durant le massacre des prisonniers politiques. Des pancartes brandies ici et là disaient : « Mir Hossein, 88 ! », « Libérez les étudiants » et «Evine accepte désormais les étudiants », pour rappeler l'augmentation du nombre d'étudiants incarcérés dans la funeste prison d'Evine de Téhéran.
Mirhossein Moussavi a dirigé le gouvernement de 1981 à 1989 et est considéré l'un des hauts responsables du massacre de 30.000 prisonniers politiques au cours de l'été de 1988.
Il s’agissait dans leur immense majorité d’étudiants arrêtés dans les grandes rafles du début des années 1980 pour leur soutien à l’OMPI, la principale force d’opposition. L’an dernier, à l’occasion du 20ème anniversaire du « massacre des prisons », l’organisation Amnesty International a publié un rapport dans lequel elle a demandé que « les responsables du ‘massacre des prisons’ soient tenus de rendre des comptes, il ne devrait pas y avoir d'impunité pour des violations des droits humains aussi manifestes, quelle que soit la période à laquelle elles ont été commises. »
Déjà, le 6 mai dernier Mirhossein Moussavi avait été pris à parti une première fois pour son rôle dans la répression, alors qu’il participait à une réunion avec les étudiants de Babolsar (au bord de la mer Caspienne).
L’un des étudiants avait alors pris la parole lors de la réunion électorale organisée dans la mosquée de l’université Babolsar et avait interrogé Moussavi en ces termes : « À l’époque vous étiez premiers ministres. Vous étiez la troisième personnalité de l’État. Que répondez-vous à propos du silence que vous aviez affiché ? Il faut que vous répondiez franchement à cette question ! »
Alors que Moussavi tentait de s’esquiver à propos de son rôle dans l’une des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine de l’Iran, et alors qu’il s’apprêtait à quitter la salle, les étudiants s’étaient mis à scander : « Mir Hossein réponds sur 1988 !», « libérez les étudiants emprisonnés! »
Récemment, Reza Malek, ancien adjoint de la division des investigations du Ministère du renseignement iranien, qui fut lui même arrêtés, a révélé dans un message vidéo adressé au secrétaire général Ban Ki Moon, qu'en 1988, plus 33,000 prisonniers politiques ont été exécutés dans les prisons iraniennes.
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Iran:« Je savais que le Dr Mirzaï n’était pas son vrai nom »
La Tribune de Genève, 15 mai 2009 - Par Mostafa Naderi * ; Il avait une façon de parler impossible à oublier, vulgaire, nerveuse, et une voix monotone, à chaque fois qu’il se trouvait devant un prisonnier qui refusait d’obéir, il se mettait à l’insulter en l’humiliant et à le frapper.
A l’époque son visage m’était inconnu. J’avais les yeux bandés quand il entrait dans la cellule pour emmener un compagnon sous la torture. Il nous était interdit de regarder ces pasdarans (gardiens de la révolution).
On était en 1981, dans la section 4 de la prison d’Evine à Téhéran. J’étais prisonnier, j’avais 19 ans, lui, il était geôlier. Il se faisait appeler le Dr Mirzaï. Je savais pourtant que ce n’était pas son vrai nom. Tous les tortionnaires avaient un alias de peur d’être reconnus par les résistants. C’était un jeu d’identifier les geôliers et de donner leur identité aux autres détenus dans l’espoir que quelqu’un, échappé de cet enfer, les dénonce. Beaucoup n’ont jamais pu sortir. Ces terribles années 80, où chaque soir, par centaines, des vagues de prisonniers souvent jeunes, très jeunes, étaient exécutés pour leur opposition.
On m’avait arrêté comme beaucoup d’autres pour un rien : avoir vendu en public des publications des Moudjahidine du peuple. Cela m’a valu douze ans de prison à Evine et à Ghezel Hessar. Dont cinq années et demie en isolement. Une épreuve tellement terrible qu’au bout de quelques mois, j’en ai oublié l’usage de la parole. Un jour mon compagnon de cellule Mehdi Vossoughian, un étudiant de Polytechnique, arrêté à l’âge de 20 ans, m’a fait part de sa découverte. C’était en 1987. Il m’a annoncé au retour d’une séance de torture que le Dr Mirzaï se nommait Mahmoud Ahmadinejad. A l’époque, ce nom ne me disait rien et pas davantage à Mehdi, qui prenait un grand risque en me communiquant l’identité d’un tortionnaire. Mehdi Vossoughian a été exécuté en 1988 dans le massacre des prisonniers politiques, surtout les Moudjahidine. En quelques mois plusieurs milliers d’hommes et de femmes ont été exécutés, c’est la solution finale décrétée par Khomeiny. Selon Reza Malek, l’ancien adjoint de la Division des recherches du ministère des Renseignements, 33.700 personnes ont été exécutées et enterrées dans des charniers.
Pour tester les repentis, la fidélité des pasdarans, voire parfois des ministres et des députés avant leur promotion, on les obligeait à donner des coups de grâce. Celui qui refusait n’était donc pas fiable. Ahmadinejad l’était, puisqu’on le surnommait « l’homme aux mille coups de grâce ». Une fois libéré, plusieurs anciens prisonniers qui ont été directement traités par Mirzaï en prison, m’ont confirmé son identité. Ces années sont gommées de sa biographie officielle et maintenues dans le flou. Alors qu’il traversait l’enceinte de l’ONU, je suis venu à Genève pour faire entendre mon témoignage. Je connais au moins une dizaine d’anciens prisonniers qui sont prêts à témoigner dans un tribunal international où, je l’espère, il sera jugé avec les dirigeants de cette dictature religieuse pour crimes contre l’humanité.
En attendant, j’appelle les autorités suisses et les démocraties occidentales à plus de retenue et de vigilance à l’égard d’un régime qui doit rendre des comptes sur ses crimes. Rien, ni les relations diplomatiques, ni le protocole, ni la logique des intérêts mercantiles, ne justifie de serrer la main et d’accueillir Ahmadinejad, alias le Dr. Mirzaï, comme un chef d’Etat parce qu’il ne représente pas le peuple iranien, il incarne un affront.
* Militant des droits humains, sympathisant des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI)
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Monsieur Merz, connaissez-vous Delara Darabi?
Le Temps (Genève), 11 mai 2009 - Daniel Bolomey, secrétaire général de la Section suisse d’Amnesty International, interpelle le président de la Confédération au sujet de l’exécution d’une jeune femme en Iran, mineure au moment des faits qui lui sont reprochés.
Monsieur le Président de la Confédération,
Est-ce que l’exécution de Delara Darabi vous empêche de dormir? Connaissiez-vous seulement son nom? Si ce n’est pas le cas, je vais vous aider.
Delara Darabi a été exécutée vendredi 1er mai au matin, à la prison centrale de Rasht, en Iran. Il s’agit de la deuxième exécution, cette année, d’une personne âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés. Deux autres jeunes risquaient d’être exécutés mercredi, mais cela a heureusement été reporté. Ils pourraient hélas connaître prochainement le même sort que la jeune Delara.
J’espère que cela vous touche, vous qui avez fait récemment la connaissance du président iranien, lors d’un repas controversé à Genève, à l’occasion de la Conférence mondiale contre le racisme. Les agapes diplomatiques ne me choquent pas. Il y a toujours de bonnes raisons de ne pas couper les ponts, y compris avec les pires tyrans. C’est ce qu’Amnesty International a appris au cours de bientôt cinquante ans de lutte contre les violations des droits humains. Mais cela ne justifie jamais de mettre le genou à terre. Or, même en terrain diplomatique, ne pas dire à son interlocuteur ce que nous pensons et ce que nous défendons, c’est plier. Surtout lorsque lui-même ne se gêne pas d’utiliser la tribune des Nations unies pour des déclarations inacceptables, et même d’utiliser abusivement vos propos à des fins personnelles.
Malgré le fait que je sois confronté chaque jour avec des dossiers lourds et souvent durs, je dois avouer que la nouvelle de l’exécution de la jeune femme m’a bouleversé. A cause de son jeune âge tout d’abord, mais aussi parce qu’elle a été exécutée alors que le responsable du pouvoir judiciaire en Iran lui avait accordé un sursis de deux mois le 19 avril. Cette date, Monsieur le Président, en êtes-vous conscient, était celle de votre rencontre à Genève avec Mahmoud Ahmadinejad. Ceci montre que, dans les provinces, les décisions de la plus haute instance judiciaire du pays n’ont aucun poids et ne sont pas prises en compte. Mais cela induit surtout le soupçon qu’il aurait été malvenu de placer votre repas et l’intervention du président iranien à la tribune des Nations unies sous le signe de la barbarie d’une exécution.
Vous devez savoir que Delara Darabi avait été reconnue coupable du meurtre d’une personne de sa famille en 2003 alors qu’elle avait 17 ans. Elle a d’abord avoué le meurtre, pensant qu’elle pouvait épargner la potence à son petit ami, puis elle est revenue sur ses aveux. Détenue à la prison de Rasht dans le nord de l’Iran depuis son arrestation en 2003, elle y avait développé un talent indéniable pour la peinture.
La jeune femme n’a pas bénéficié d’un procès équitable, les tribunaux ayant refusé après le jugement d’examiner des éléments qui prouvaient, selon son avocat, qu’elle ne pouvait pas avoir commis le meurtre.
Et comble de cynisme, l’exécution de Delara Darabi a eu lieu à l’insu de l’avocat de la jeune femme alors qu’il doit, légalement, être informé quarante-huit heures à l’avance. Cette décision des autorités semble avoir été motivée par le désir d’éviter un mouvement de protestation en Iran et à l’étranger qui aurait pu sauver Delara Darabi.
Nos efforts et notre campagne mondiale en sa faveur – et notamment la mobilisation de milliers de personnes en Suisse qui ont écrit aux autorités iraniennes – auront été vains pour sauver sa jeune vie. Espérons que cela ne le soit pas complètement. Et pour ce faire, votre intervention est décisive. Nous attendons de vous une protestation ferme et publique. Nous attendons des contacts que vous avez noués avec le président Ahmadinejad qu’ils servent à lui demander des explications sur cette exécution réalisée au mépris des lois iraniennes et du droit international qui interdit sans équivoque la condamnation à mort de personnes accusées de crimes commis alors qu’elles étaient âgées de moins de 18 ans.
Vous vous référerez peut-être, dans votre réponse, au dialogue sur les droits humains que la Suisse tente, à juste titre, de conduire avec l’Iran et à son caractère confidentiel. Sachez que le dialogue n’interdit pas la prise de position ferme et publique, lorsque l’inacceptable se produit, telle la mort de Delara.
Nous osons espérer que Delara n’est pas morte pour rien et que la ronde infernale des exécutions de mineurs délinquants en Iran – au moins 42 depuis 1990 et 137 autres qui attendent leur exécution – prendra fin. Vous devez nous aider à y parvenir car nous sommes convaincus que vous partagez nos valeurs de justice et d’équité. Votre responsabilité morale est en jeu. Merci de faire en sorte que la Suisse ne s’humilie pas aux yeux du monde en restant silencieuse.
Le dernier appel de Delara Darabi à sa mère
Iran Manif, 4 mai 2009 – Juste avant son exécution, au petit matin du 1er mai, Delara Darabi a été autorisée à téléphoner à sa mère. C’est le site étudiant Amir Kabir qui rapporte les faits ce jour-là :
Sa mère en pleurs raconte : « Aujourd’hui à 7h00, Delara m’a appelé pour me dire « maman, ils vont m’exécuter, je vois la potence. Maman, viens me sauver. Je veux parler à papa. Et elle a dit à son père : je veux vous voir, je t’en supplie papa , viens me sauver ». »
La mère a poursuivi en disant que quelqu’un a pris le téléphone des mains de Delara et m’a dit : « on va tuer votre fille, c’est facile, et toi, tu ne peux rien y faire », et il a coupé.
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56ème condamnation de l'ONU à l'encontre de la République Islamique d'Iran, pour violations des Droits de l'Homme
Nations Unies A/RES/63/191, Assemblée générale Distr. Générale, 24 février 2009, Soixante-troisième session. Point 64, c, de l’ordre du jour. 08-48226. Résolution adoptée par l’Assemblée générale, [sur la base du rapport de la Troisième Commission (A/63/430/Add.3 et Corr.1)]. 63/191. Situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran. L’Assemblée générale, Guidée par la Charte des Nations Unies, ainsi que par la Déclaration universelle des droits de l’homme1, les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, Rappelant ses résolutions antérieures sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran, dont la plus récente est la résolution 62/168 du 18 décembre 2007, 1. Prend acte du rapport du Secrétaire général- présenté en application de sa résolution 62/1683, qui met en évidence un large éventail de violations graves des droits de l’homme, de lacunes du droit et des institutions et d’obstacles à la protection des droits de l’homme, tout en relevant certains éléments positifs dans quelques domaines ;.2. Se déclare profondément préoccupée par des violations graves des droits de l’homme en République islamique d’Iran prenant notamment les formes suivantes : a) Recours à la torture et à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, y compris la flagellation et l’amputation ; b) Persistance d’un nombre élevé d’exécutions pratiquées au mépris des garanties internationalement reconnues, y compris les exécutions publiques et celles de mineurs ; c) Détention en prison de personnes qui continuent de risquer d’être condamnées à être lapidées ; d) Arrestation, répression violente et condamnation de femmes exerçant leur droit de réunion pacifique, campagne d’intimidation contre les défenseurs 1 Résolution 217 A (III). 2 Résolution 2200 A (XXI), annexe. 3 A/63/459. A/RES/63/191 2. droits fondamentaux des femmes et discrimination persistante à l’égard des femmes et des filles tant en droit que dans la pratique ; e) Intensification de la discrimination et des autres violations des droits de l’homme à l’égard de personnes appartenant à des minorités religieuses, ethniques, linguistiques ou autres, reconnues ou non, notamment les Arabes, les Azéris, les Balouches, les Kurdes, les chrétiens, les juifs, les soufis et les musulmans sunnites ainsi que leurs défenseurs, avec en particulier les attaques lancées contre les bahaïs et leur religion dans les médias contrôlés par l’État, preuves de plus en plus nombreuses de l’action que mène l’État pour identifier et surveiller les bahaïs, ce qui empêche ceux-ci de faire des études universitaires et de subvenir à leurs besoins économiques, et arrestation et détention de sept dirigeants bahaïs sans inculpation ni représentation en justice ; f) Restrictions persistantes, systématiques et graves de la liberté de réunion et d’association pacifiques et de la liberté d’opinion et d’expression, visant notamment les médias, les internautes et les syndicats, et recours de plus en plus fréquent au harcèlement, à l’intimidation et à la persécution des opposants politiques et des défenseurs des droits de l’homme dans tous les secteurs de la société iranienne, avec notamment l’arrestation et la répression violente de dirigeants syndicalistes, de travailleurs exerçant leur liberté de réunion pacifique et d’étudiants, en particulier dans le cadre des élections de 2008 au Majlis ; g) Graves limitations et restrictions imposées à la liberté de religion et de conviction, avec notamment la disposition du projet de code pénal qui prévoit la peine de mort obligatoire pour apostasie ; h) Non-respect persistant du droit à une procédure régulière et violation des droits des détenus, avec notamment le recours systématique et arbitraire à l’isolement cellulaire prolongé ; 3. Demande au Gouvernement de la République islamique d’Iran de répondre aux graves préoccupations qui sont exprimées dans le rapport du Secrétaire général ainsi qu’aux demandes expresses qu’elle a formulées dans ses précédentes résolutions, et de s’acquitter pleinement de ses obligations en matière de droits de l’homme, tant en droit que dans la pratique, et notamment : a) D’abolir, en droit et dans la pratique, l’amputation, la flagellation et les autres formes de torture et de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; b) D’abolir, en droit et dans la pratique, les exécutions publiques et autres exécutions pratiquées au mépris des garanties internationalement reconnues ; c) D’abolir, en vertu des obligations contractées au titre de l’article 37 de la Convention relative aux droits de l’enfant4 et de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques2, les exécutions de personnes qui étaient âgées de moins de 18 ans lors de la commission de l’infraction ; d) D’abolir la lapidation comme mode d’exécution ; e) D’éliminer, en droit et dans la pratique, toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles et toutes les autres violations de leurs droits fondamentaux ;_______________ 4 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1577, no 27531. A/RES/63/191.3. f) D’éliminer, en droit et dans la pratique, toutes les formes de discrimination à l’égard des personnes appartenant à des minorités religieuses, ethniques, linguistiques ou autres, reconnues ou non, ainsi que toutes les autres violations de leurs droits fondamentaux, de renoncer à surveiller les personnes en raison de leurs croyances religieuses et de veiller à ce que les minorités aient accès à l’éducation et à l’emploi dans les mêmes conditions que tous les autres Iraniens ; g) D’appliquer, entre autres, les recommandations formulées par le Rapporteur spécial sur l’intolérance religieuse dans son rapport de 1996 5 , concernant les moyens par lesquels la République islamique d’Iran pourrait émanciper la communauté bahaïe ; h) De mettre fin aux actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution visant les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’homme, notamment en libérant les personnes détenues de manière arbitraire ou en raison de leurs opinions politiques ; i) De défendre le droit à une procédure régulière et de mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs de violations des droits de l’homme ;4. Prend note des avancées, des évolutions et des mesures positives, bien que limitées, qui sont signalées dans le rapport du Secrétaire général, mais demeure préoccupée par le fait qu’un grand nombre de ces mesures n’ont pas encore été traduites dans le droit et dans la pratique ; 5. Demande au Gouvernement de la République islamique d’Iran d’améliorer son bilan insuffisant en matière de coopération avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme, notamment en s’acquittant de son obligation de présenter des rapports aux organes de suivi des traités auxquels il est partie et encoopérant pleinement avec tous les mécanismes internationaux des droits de l’homme, en particulier en facilitant les visites sur son territoire des titulaires de mandats relevant des procédures spéciales, et l’encourage à continuer d’étudier les possibilités de coopération en matière de droits de l’homme et de réforme de la justice avec l’Organisation des Nations Unies, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ; 6. Prie le Secrétaire général de lui communiquer, à sa soixante-quatrième session, des informations à jour sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran, notamment sur la coopération de ce pays avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme ; 7. Décide de poursuivre à sa soixante-quatrième session l’examen de la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran, au titre de la question intitulée « Promotion et protection des droits de l’homme ». 71e séance plénière 18 décembre 2008 _______________ 5 Voir E/CN.4/1996/95/Add.2 et Corr.1.
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